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Des mesures de sécurités réclamées à Wemotaci

Marie-Claude Paradis-Desfossés | TVA Nouvelles

Deux mois après l’accident de train qui a coûté la vie à un enfant de 8 ans à Wemotaci , d’autres jeunes continuent de s’aventurer sur le pont de fer appartenant au CN.

Il y a quelques semaines à peine, le Conseil de la Nation atikamekw de Wemotaci a lancé une mise en garde à la population, lui demandant entre autres de garder l’œil ouvert. Certaines actions ont été mises en place, notamment par le Canadien National, propriétaire du chemin de fer.

Une brèche dans la passerelle

Le jeune Étienne-Moïse Biroté-Ambroise a été happé mortellement le 12 septembre dernier par un train de Via Rail peu après la sortie des classes. Depuis, des pancartes d’avertissement bilingue, en français et en atikamekw, ont été installées. Les trains du CN et de Via Rail ont aussi réduit leur vitesse dans le secteur.

Cependant, la brèche dans la clôture de la passerelle piétonnière, adjacente au pont de fer, n’a été que partiellement colmatée. C’est par cette brèche qu’aurait fort probablement pénétré l’enfant pour s'aventurer sur le pont, où il a été percuté.

Le grand-père de la jeune victime, visiblement encore sous le choc, croit qu’il faut faire mieux pour assurer la protection des enfants du village de 1 400 personnes. «Qu’est-ce qui a d’autres, y’ont rien fait d’autres après. Sécuriser la passerelle, même les approches, clôturer le chemin de fer, je ne sais pas, on a aucune info», a déploré André Ambroise. Il aimerait également savoir qui est responsable de réparer et sécuriser la fameuse passerelle.

De son côté, le CN a confirmé à TVA Nouvelles qu’il n’est pas propriétaire de ladite passerelle. Il affirme qu’en plus des pancartes et de la réduction de la vitesse des trains, de la prévention a été faite immédiatement après les faits et que des agents locaux devraient être formés à l’Opération Gareautrain, qui vise à sensibiliser les gens sur les dangers en lien avec le trafic ferroviaire.

La police plus présente

Le service de police de Wemotaci a renforcé sa surveillance. «On vient effectuer deux rondes par jour, surtout à la sortie de l’école, pour s’assurer que les jeunes ne sont pas proches où sur la "track" de chemin de fer. Ça touche de près ou de loin pas mal tous les gens de la population», a exprimé l’agent Jimmy Perron.

Le Bureau de la sécurité sur les transports du Canada, le BST, doit produire une «lettre de sécurité» où seront détaillés les faits liés à l’accident mortel de Wemotaci.

Au moment d’écrire ses lignes, TVA Nouveles toujours en attente d’un retour de Via Rail.

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