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Peinture Sico

Des commerçants outrés par l'appel au boycottage

TVA Nouvelles

Après le premier ministre hier, au tour du maire de Québec, Régis Labeaume, de réagir à la fermeture de l’usine Sico, située dans le secteur Beauport.

Sans appeler directement au boycottage, le maire affirme que pour sa part, il n’achètera plus de peinture Sico. «Je vais acheter de la peinture qui est fabriquée au Québec, c’est aussi simple que ça», dit-il.

Régis Labeaume remet en question les motifs réels qui ont mené l’entreprise à quitter le Québec. «Le salaire horaire est deux dollars de moins, c’est une bonne raison pour déménager? Je ne la comprends pas.»

Boycotter la peinture Sico partout?

L’appel au boycottage et à l’achat de la peinture exclusivement fabriquée au Québec fait bondir certaines entreprises, dont le chiffre d’affaires dépend des ventes de peinture Sico.

Certains commerces ne sont rien de moins qu’en mode gestion de crise, puisqu’ils ne peuvent se passer de ce produit. «C’est désolant», estime Mathieu Normand-Bergeron, copropriétaire de l’entreprise Juneau à Québec, qui vend exclusivement de la peinture Sico.

«De tels propos attaquent directement des marchands comme nous. Je crois qu’ils n’ont pas à se mêler de ce débat-là. Ils vont demander aux citoyens d’éviter des commerces? On est là pour faire des affaires, on a des employés extraordinaires, on sert les gens jour après jour.» Le commerçant se demande ce qui pourrait arriver à la vingtaine d’employés qui travaillent pour lui, si les gens se mettaient à boycotter les commerces vendant de la Sico.

D’autres quincaillers, tels que Rona et BMR, sont aussi en colère à cause des propos tenus par les politiciens.

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