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Legault «ouvert» à la construction du pipeline

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Le premier ministre François Legault dit être «ouvert» à la construction d’un gazoduc de 750 km qui traverserait l’Abitibi-Témiscamingue pour acheminer du gaz naturel de l’Ouest canadien jusqu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C’est un projet très très important. On parle de milliers d’emplois payants. Évidemment, [il faut] faire l’évaluation environnementale des impacts. Donc, on va respecter toutes ces étapes-là», a indiqué vendredi M. Legault, lors d’une mêlée de presse à Wendake, au nord de Québec.

L’entreprise Gazoduq a annoncé jeudi son intention de construire un pipeline de gaz naturel qui relierait l’est de l’Ontario à l’éventuel port méthanier de Saguenay. Le projet de quelque 14 milliards $ vise l'exportation annuelle, par bateau, de 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié vers l’Europe et l’Asie.

Bien que son intérêt pour le projet soit manifeste, le premier ministre a également souligné l’importance d’obtenir l’accord des communautés autochtones qui seront potentiellement impactées par la construction avant d’aller de l’avant.

Le PQ pas contre

Le Parti québécois (PQ) ne s’est pas opposé d’emblée à la construction du gazoduc, notamment parce que son utilisation pourrait contribuer à la réduction des gaz à effet de serre (GES) sur la planète.

«Si [le gaz canadien] vient remplacer en Europe, par exemple, des machines ou des usines qui fonctionnent avec du charbon ou du mazout, là il peut y avoir un gain net en matière de GES qui peut être intéressant», a indiqué le porte-parole péquiste en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, en entrevue à l’Agence QMI, vendredi.

Il demande cependant qu’une analyse complète du projet, qui va de l’extraction jusqu’à la combustion, soit effectuée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avant de donner l’aval à la construction.

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