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La construction d'un gazoduc pourrait réduire les GES, croit le PQ

Simon Clark/Agence QMI

Le Parti québécois ne s'oppose pas d'emblée à la construction d'un gazoduc de 750 km qui traverserait l'Abitibi-Témiscamingue, notamment parce que son utilisation pourrait contribuer à la réduction des gaz à effet de serre (GES) sur la planète.

«Si [le gaz canadien] vient remplacer en Europe, par exemple, des machines ou des usines qui fonctionnent avec du charbon ou du mazout, là il peut y avoir un gain net en matière de GES qui peut être intéressant», a indiqué le porte-parole péquiste en matière d'énergie et de changements climatiques, Sylvain Gaudreault, en entrevue à l'Agence QMI, vendredi.

L'entreprise Gazoduq a annoncé jeudi son intention de construire un pipeline de gaz naturel qui relierait l'est de l'Ontario à l'éventuel port méthanier de Saguenay. Le projet de quelque 14 milliards $ vise l'exportation annuelle, par bateau, de 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié vers l'Europe et l'Asie.

Selon M. Gaudreault, la construction de ce pipeline pourrait, à terme, faire diminuer les émanations de gaz à effet de serre en Europe et en Asie. Il demande cependant qu'une analyse complète du projet, qui va de l'extraction jusqu'à la combustion, soit effectuée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avant de donner l'aval à la construction.

«Donnons-nous les moyens d'être cohérents, et d'arriver à des projets qui vont réellement contribuer à réduire les gaz à effet de serre», a-t-il indiqué.

Pas de fracturation

M. Gaudreault tient notamment à s'assurer que le gaz naturel qui transitera dans l'éventuel gazoduc ne soit pas le produit de la fracturation hydraulique. L'accepter ailleurs au Canada, mais le refuser au Québec serait «hypocrite», croit-il.

Le député de Jonquière exige aussi que la décision sur la construction soit ultimement prise par Québec et non par Ottawa, même si une petite portion du projet est situé en Ontario.

«Il est hors de question que l'Office national de l'énergie (ONE) et le gouvernement Trudeau décident en lieu et place du Québec ce qui va se passer sur notre territoire», a-t-il indiqué.

«C'est un projet de 14 milliards $, alors s'il vous plaît, ne l'autorisons pas sur le coin de la table», a-t-il ajouté.

Quant à d'éventuelles fuites du pipeline, M. Gaudreault reconnaît qu'elles sont «possibles», et indique que «c'est pour ça qu'on veut avoir un BAPE sur l'ensemble du projet. Je suis sensible à toutes ces questions-là».

Rappelons que M. Gaudreault était farouchement opposé au projet de pipeline Énergie-Est, qui devait acheminer 1,1 million de barils de pétrole par jour jusqu'au Nouveau-Brunswick en traversant le Québec d'ouest en est.

«Il coulerait du Quick aux fraises du pipeline d'Énergie Est et nous serions encore contre, sans condition», avait-il dit en février 2016.

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