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Première manifestation contre la fermeture des voies cyclables

Francis Pilon | Agence QMI

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MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

Une centaine de Montréalais ont pris d’assaut les pistes cyclables de la métropole jeudi soir dans le but de dénoncer pour une première fois la fermeture de certaines voies durant la saison hivernale.

«On est rendu en 2018. Là, on a comme 75% du réseau cyclable qui est déneigé. On a un nombre de cyclistes hivernaux qui est toujours en augmentation et on veut diminuer les gaz à effet de serre. Mais il faut aussi penser à la qualité du réseau durant les quatre saisons pour encourager le vélo», a dit Karim Kammah, porte-parole à l’Association pour la mobilité active de Ville-Marie.

Au terme d’un trajet de 20 kilomètres, les cyclistes ont voulu manifester leur mécontentement par rapport au fait que certaines pistes cyclables sont complètement fermées sur l’île de Montréal entre le 15 novembre et le 15 avril.

M. Kammah critique aussi que les piétons et les automobilistes aient le droit à des voies déneigées durant cette période, alors que le réseau cyclable est tout simplement fermé dans plusieurs rues.

Les manifestants invitent aussi Montréal à faire pression sur d’autres acteurs pour qu’ils déneigent des voies cyclables qui ne sont pas de la responsabilité de la Ville. Parmi celles-ci, on retrouve la piste cyclable du canal de Lachine, la future piste multifonctionnelle du nouveau pont Champlain et la piste multifonctionnelle du pont Jacques Cartier.

Gel et dégel

Selon Magali Bebronne, porte-parole de Vélo Québec, il est difficile pour Montréal de conserver un réseau cyclable ouvert durant toute l’année en raison du gel et du dégel.

«Le défi ici, contrairement à d’autres pays européens, c’est qu’on doit composer avec le gel et le dégel. Ça peut aussi devenir dangereux et glissant même pour les cyclistes», a-t-elle soutenu.

Cette dernière affirme toutefois que le défi est loin d’être insurmontable si Montréal souhaite favoriser le vélo durant la saison hivernale.

«Le meilleur exemple, on l’a vu sur la rue Boyer l’année dernière dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. On étendait de la saumure sur la piste pour éviter que sa colle et on avait fait la location de balais rotatifs, c’était extraordinaire», a dit Magali Bebronne.

Si aucun chiffre n’existe véritablement pour prouver que la pratique hivernale du vélo est en constante évolution, Vélo Québec assure que ce sport gagne énormément en popularité depuis les dernières années.