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Un garçon malade à cause de sa maison moisie

TVA Nouvelles

Les parents d'un garçon ont cru que leur enfant était gravement malade pendant les trois premières années de sa vie avant de comprendre que c'était leur maison infestée de moisissures qui le faisait souffrir.

Le petit Théo, 5 ans, est en pleine forme aujourd'hui, mais c'est loin de toujours avoir été le cas. Les problèmes de santé se sont succédé pendant les trois premières années de sa vie.

«Ça n'a pas lâché. C'est pour des diagnostics de leucémie. Quand tu te fais dire ça en tant que parent. Tuberculose, parce qu'il s'est réveillé en pleine nuit et il y avait plein de sang dans la bassinette», raconte sa mère Stéphanie Mercier, des sanglots dans la voix.

Mais ce n'était pas ni leucémie ni la tuberculose. Après d'innombrables tests, ses parents ont finalement découvert que c'était la maison qui le rendait malade en raison de moisissure dans les murs.

«On a dégarni le sous-sol jusqu'à temps qu'on se rende compte qu'au niveau de la solive de rive, tout était mouillé, pourri, complètement», explique son père, Michel Gendron.

La résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu n'est plus habitée depuis deux ans, mais l'état a continué à se détériorer. Lorsque l'on visite la maison, on sent la présence des moisissures dans la gorge et dans les yeux.

Dès que la famille a déménagé, les problèmes de santé de Théo sont disparus. Elle a été construite il y a à peine 15 ans. À l'origine des problèmes, le revêtement en acryliques. Le même qui est utilisé sur des maisons de milliers de Québécois.

«Malheureusement, toutes les personnes qui ont eu des revêtements de ce type risquent de voir le problème apparaître», affirme Marco Lasalle de l'APCHQ.

«Le phénomène est que la goutte d'eau réussit à traverser le revêtement et n'est pas capable de s'échapper parce qu'on a mis des scellants partout. Le reste pris échos de la détérioration», ajoute M. Lasalle.

Le couple a décidé d'entamer des procédures judiciaires contre l'ancien propriétaire. Jamais il n'aurait imaginé que le rachat se transformait en cauchemar.