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Détenu atteint par balle à Maniwaki

Garda défend ses agents de sécurité

Michael Nguyen | Journal de Montréal

La firme de sécurité Garda estime que ses agents en poste au palais de justice de Maniwaki, qui ne seraient pas intervenus lorsqu’un constable spécial a tiré sur un détenu en janvier, n’ont pas mal agi et demande la fin de leur suspension.

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«Les trois agents de sécurité agissant sous son contrôle et sa responsabilité ont agi sans commettre de faute», affirment les avocats de Garda dans un document de cour rendu public mercredi, à Montréal.

La compagnie de sécurité en a contre le Bureau de sécurité privée (BSP), qui a suspendu les permis de trois agents impliqués dans un événement survenu le 31 janvier dernier à Maniwaki, en Outaouais.

Ce jour-là, un affrontement était survenu entre un détenu de 18 ans et un constable spécial. Le jeune homme s’était montré agressif et une échauffourée s’en était suivi lorsque l’agent de la paix a tenté de le maîtriser.

Mais la situation a dégénéré au point où le constable spécial a tiré au visage du jeune, qui a survécu.

La scène, filmée, permettait de voir des agents de sécurité regarder le tout sans vraiment intervenir.

Le BSP avait ouvert une enquête et avait conclu que l’inaction de ces agents a eu «pour effet direct de briser le lien de confiance [...] qui doit exister entre un agent de sécurité et le public».

Il a aussi été ajouté que Garda n’avait pas fourni de formation spécifique à ces agents, mis à part «deux documents de quelques pages».

Réputation

«[Garda] affirme fermement que les décisions du BSP sont erronées, incorrectes et déraisonnables», a répliqué l’entreprise de sécurité.

Elle reproche au BSP de ne pas l’avoir mis au courant de l’enquête et des préavis de suspension, alors qu’elle estime qu’elle aurait dû pouvoir intervenir dans le processus.

«Ces décisions ont un grand impact, notamment en ce qui concerne la réputation dans le domaine de la sécurité physique et auprès du public», ajoute l’entreprise dans le document de cour.

La demande sera présentée prochainement en Cour supérieure du Québec.

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