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Quelques milliers d'étudiants marchent pour la rémunération des stages

Agence QMI

Quelques milliers d'étudiants ont marché dans les rues de Montréal, mercredi après-midi, pour exiger que le gouvernement québécois mette en place un plein salaire et des conditions de travail convenables pour les étudiants en stage.

Les participants à la manifestation se sont d'abord rassemblés à la place Émilie-Gamelin sur le coup de 15 h, avant d'entamer leur marche vers 15 h 30. Ils ont défilé dans les rues de Montréal pendant un peu plus de deux heures jusqu'au Sqaure-Victoria, où la marche s'est terminée.

La manifestation s'est déroulée dans le calme.

Cette marche représentait le point culminant d'une semaine de débrayage dans les cégeps et universités québécoises. Plusieurs associations représentant jusqu'à 58 000 élèves ont voté pour une ou quelques journées de grève cette semaine, a souligné la Campagne sur le travail étudiant (CUTE).

«La revendication portée par les étudiant.es en grève cette semaine est la rémunération et non la compensation, idée que le ministre de l’Éducation semble privilégier. De plus, il est important de rappeler que les associations avec lesquelles il discute, les associations nationales, n’ont pas les mêmes revendications que les étudiant.es en grève», a indiqué Sandrine Boisjoli, militante du CUTE, par communiqué.

«L’État, qui accueille une très grande part de ces stagiaires, se pose en allié du travail gratuit et continu l’exploitation de ces milliers de femmes. C’est pourquoi la rémunération des stages est primordiale afin de revaloriser ces professions, mais aussi de combler la pénurie de travailleur.euses dans ces domaines en offrant de meilleures conditions de travail», a pour sa part déclaré Stéphanie Delmas, également militante du CUTE.

Pour faire connaître leurs revendications, les étudiants mettront en place des piquets de grève jusqu’à la fin de la semaine.

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