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Université francophone en Ontario: Scheer ouvert à un financement fédéral

Guillaume St-Pierre

 - Agence QMI

Accusé de se faire complice par association des coupes aux services aux Franco-Ontariens, le chef du Parti conservateur Andrew Scheer se dit maintenant ouvert à un financement fédéral d’une université francophone en Ontario.

«Chaque fois qu’un premier ministre vient me voir pour proposer une idée pour promouvoir le fait français hors Québec, je suis ouvert. C’est une priorité pour moi», a déclaré M. Scheer au «Journal» dans ses bureaux d’Ottawa.

Le gouvernement ontarien de Doug Ford a servi une gifle aux francophones et l’Ontario la semaine dernière, en annonçant l’abolition du Commissariat aux services en français et l’abandon d’un projet d’université.

Les libéraux de Justin Trudeau ont vertement condamné la décision du gouvernement Ford, le sommant au passage de revenir sur sa décision.

Andrew Scheer s’est quant à lui dit «préoccupé» par la situation, mais il a pris soin de ne pas trop écorcher son allié ontarien.

En entrevue, M. Scheer se défend de ménager le premier ministre progressiste-conservateur ontarien.

«C’est facile pour les autres de juger ma réaction alors que je suis le seul qui a soulevé [de vive voix] mes inquiétudes à M. Ford», a-t-il commenté.

Interrogée à savoir si elle était prête à financer une université francophone en Ontario, la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, a souligné que «c’est au gouvernement de l’Ontario d’en faire une priorité».

Le bureau du premier ministre Trudeau a confirmé qu’aucune discussion avec M. Ford n’est à l’horaire.

La ministre Joly a toutefois confirmé qu’elle s’entretiendra vendredi avec son homologue ontarienne Caroline Mulroney, pour lui faire part de ses préoccupations. Mme Joly a précisé qu’elle demandera à l’élue ontarienne de faire «marche arrière».

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