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Contrat de courtage

Le combat d'une octogénaire contre une bannière de RE/MAX

Danny Côté | TVA Nouvelles 

Une dame de 86 ans de Québec soutient avoir été victime d'exploitation de la part d'un courtier immobilier.

Elle a signé un contrat de courtage pour la vente de sa maison de l'avenue Murray dans le quartier Montcalm alors qu'elle se disait vulnérable dans un lit d'hôpital.

«C'est de l'abus ça! Moi, j'étais malade! Il est venu me rencontrer et il poussait pour que ce soit très vite. Je lui ai dit: "je veux bien prendre vos renseignements, mais je ne suis pas prête encore à vendre ma maison". Il poussait encore et j'ai signé», a raconté Monique Plamondon.

Elle a regretté et a demandé immédiatement que ce contrat qui fixait le prix de la maison à 419 000 $ et qui prévoyait une commission de 6 % soit résilié.

«J'ai envoyé un courrier à la demande de Monique pour dire qu'elle souhaitait résilier le contrat dans un délai de trois jours. Quand je suis passé à l'agence pour certifier la résiliation, c'est plutôt un avis de mise hors marché que j'ai signé et ils ne m'ont pas expliqué cela», a relaté le cousin de la victime, Louis Plamondon.

Un an plus tard, la famille vend la maison en étant convaincue que le contrat était résilié. RE/MAX 1er choix réplique en réclamant 25 000 $ de commission.

«Ma cousine va être obligée de payer un avocat. RE/MAX abuse. C'est épouvantable de faire cela à une personne âgée dans sa condition», a ajouté M. Plamondon.

RE/MAX ne fait aucune déclaration puisque le dossier est entre les mains des avocats.

Monique Plamondon a déposé une plainte à l'Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec.

«L'abus des personnes âgées, faites bien attention, car quand on est malade, on est diminué», a lancé la dame.