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La tradition du Vendredi fou s'installe

TVA Nouvelles

Les Québécois deviennent presque aussi fous que les Américains avec le Black Friday.

Cette année, 43% des Québécois, c’est-à-dire presque trois millions, vont avoir tiré profit d’une tradition importée chez nous en 2008.

Tant à Québec qu’à Montréal, des clients faisaient la file partout, tôt ce matin, dans le but d’économiser parfois quelques centaines de dollars.

Vendredi, les Promenades Saint-Bruno, sur la Rive-Sud de Montréal, avaient des allures de Boxing Day. Pourtant, ce n’est pas une journée de congé au Québec, contrairement à nos voisins du Sud. «J’étais en congé spécialement pour ça, dit un client. J’ai payé 50 dollars au lieu de 100. »

Selon certains commerçants, la neige et le froid contribuent aux ventes cette année. «Ça prend des proportions incroyables, le Black Friday, surtout cette année, constate l’un d’entre eux. La météo est de notre côté, les gens ont encore le goût de faire du sport, encore le goût d’être dehors.»

Selon un sondage du Conseil québécois de commerce de détail, les Québécois dépensent tout près de 350 dollars pour toute cette période qui s’étend jusqu’au Cyberlundi.

Ventes en ligne

La moitié des Québécois achète aussi un cadeau ou plus sur Internet. Et un Québécois sur cinq fera toutes ses emplettes sur la toile.

Mais les commerçants disent de pas trop en ressentir les impacts : «C’est sûr que les achats en ligne ont quelque peu bouleversé l’industrie du commerce de détail, admet Mathieu Demers, directeur général des Promenades St-Bruno. Mais il n’y a rien comme avoir l’achat qu’on vient de faire directement dans nos mains au lieu d’attendre.»

Statistique Canada le confirme : les prix à la consommation sont à leur plus bas à ce temps-ci de l’année. Ils remontent ensuite tranquillement jusqu’au 18 décembre, de quoi rendre encore plus désagréable l’expérience d’acheter ses cadeaux à la dernière minute.

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