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Agir pour les femmes immigrantes victimes de violence conjugale

TVA Nouvelles

Depuis quelques année, on remarque une augmentation des cas de violence conjugale impliquant des femmes immigrantes. Une barrière de langue, le manque de soutien social ou encore la méconnaissance des ressources disponibles compliquent ce processus déjà difficile.

TVA Nouvelles a rencontré une femme immigrante qui a fui une situation de violence conjugale au Québec. Arrivée au pays en 2014, par amour pour un Québécois avec qui elle a eu un enfant à l'étranger, elle a été victime de violences physique et psychologique. Il l'a entre autres menacée de l'expulser du pays, en conservant la garde de leur enfant.

«C’est difficile être seule dans un pays, avec un enfant, sans avoir de famille ou d’amis, sans connaître personne...», témoigne Laurie (nom fictif pour préserver l'anonymat).

Pour les hommes violents, l'immigration devient un outil pour maintenir les femmes sous leur contrôle, explique Yennelys Alcedo, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Des cas comme ceux de Laurie sont malheureusement communs, ajoute-t-elle. 

La femme immigrante a pu été hébergée pendant un mois et demi dans l’une des 42 maisons pour femmes victimes de violence conjugale qui existent au Québec.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale estime refuser environ 6000 femmes violentées par année, faute de financement et de ressources pour pouvoir les accueillir.

«Les maisons sont pleines», dit Mme Alcedo. «Avoir plus de maisons d'hébergement, ce serait l'idéal. Mais les services d'accompagnement et de référence sont tout aussi importants.»

En 2015, près de 20 000 cas de violence conjugale ont été rapportés à la police au Québec. Depuis l’avènement du mouvement #moiaussi, il y a davantage de dénonciations.

Vous pensez être victime de violence conjugale? Appelez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010.

 

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