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Système de santé

La solution des pharmaciens pour réduire l’attente

TVA Nouvelles

Les pharmaciens proposent une nouvelle solution qui, selon eux, pourrait désengorger les urgences de la province.

Selon une étude de la Fédération des pharmaciens du Québec (FPQ), le réseau de la santé pourrait économiser près de 500 millions $ et verrait la pression sur les urgences diminuée si chaque pharmacie faisait, en moyenne, deux consultations de santé de plus par jour alors qu’elle en fait actuellement une douzaine.

Toujours selon les résultats de cette étude, seulement 22% des patients qui consultent d’abord un pharmacien se font recommander de voir un médecin.

«64% des gens qui vont à l’urgence dans un hôpital sont cotés P4, P5 au triage, donc ça veut dire des urgences moins urgentes ou non urgentes, selon le président de la FPQ, Nicolas Bergeron. Si on récupère peut-être les deux tiers de ces consultations, ça donne deux consultations par jour, par pharmacie.»

M. Bergeron explique que les pharmaciens peuvent notamment proposer des solutions pour «un rhume, quelqu’un qui a un épisode de constipation, une diarrhée, une toux, un mal de tête qui n’est pas une migraine».

Pour convaincre les gens de consulter d’abord un pharmacien, le président de la FPQ suggère qu’un «incitatif» soit mis en place.

«Si, par exemple, on recommande à une personne d’aller voir un médecin, il faudrait qu’elle ait peut-être une référence d’un pharmacien qui pourrait lui permettre de passer dans une file d’attente plus rapide, une file d’attente VIP, donc les gens seraient portés naturellement à venir voir le pharmacien pour un problème de santé mineur», explique Nicolas Bergeron.

La FPQ a déjà rencontré l’équipe de la nouvelle ministre de la Santé qui aurait eu une «belle réceptivité».