/regional/montreal/montreal

Les adolescents ne se sentaient pas bien surveillés à la piscine

TVA Nouvelles

Des camarades du jeune Blessing Claude Moukoko jugent que la surveillance était inadéquate lors de leur cours de natation l'an dernier.

S’exprimant pour la première fois, ces élèves sont revenus sur l’événement qui a coûté la vie à l’adolescent de 14 ans, retrouvé 38 minutes après avoir coulé dans le fond de la piscine.

«Pendant que le prof essayait de nous surveiller, elle (la sauveteuse, NDLR) parlait avec lui alors que nous on était en train de nager. Ils ne nous regardaient même pas», explique une élève

«Les deux parlaient beaucoup. Ils ne portaient pas 100% attention à nous. On pouvait par exemple faire juste la moitié des longueurs et ils auraient dit qu’on a tout fait», ajoute une autre.

«On aurait pu mentir et ils n’auraient pas remarqué qu’on n’avait rien fait.»

TVA Nouvelles a contacté le Bureau du coroner afin de corroborer leurs dires.

Selon le rapport du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), les deux tiers des élèves rencontrés par les policiers après la tragédie avaient affirmé que la surveillance à la piscine était inadéquate.

Ce défaut de surveillance a d’ailleurs été montré du doigt par le coroner Louis Normandin lors de la remise de son rapport mardi.

Selon lui, la sauveteuse qui devait s’assurer de la sécurité des baigneurs ne «pouvait plus assurer adéquatement la surveillance des nageurs, puisqu’elle est affectée à d’autres tâches que la surveillance stricte».

La famille de Blessing Claude Moukoko a annoncé mercredi qu’elle poursuivait la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Ville de Montréal.

- avec la collaboration d'Yves Poirier

Dans la même catégorie