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Un citoyen en guerre contre la Ville

Les Publisacs, 500 tonnes de déchets chaque semaine

TVA Nouvelles

Un citoyen montréalais veut faire changer un règlement municipal afin que les Publisacs ne soient plus distribués automatiquement à toutes les résidences.

C’est que chaque semaine, si 900 000 circulaires en papier sont distribuées à Montréal, il y a 3,5 millions de Publisacs qui sont donnés à travers la province.

«Ce qu’on veut, ce n’est pas de les interdire, mais qu’ils soient distribués uniquement à ceux qui le veulent», a indiqué Charles Montpetit, instigateur du mouvement «Antipublisac», mercredi, en entrevue avec Mario Dumont.

Plusieurs citoyens ont posé un autocollant sur leur porte ou leur boîte aux lettres pour indiquer qu’ils ne souhaitaient pas recevoir les circulaires.

Pourtant, comme a constaté Charles Montpetit, cette indication n’est pas toujours respectée par les distributeurs de circulaires.

Selon lui, la distribution des Publisacs devrait se faire sur abonnement seulement, tout comme l’abonnement virtuel aux circulaires des compagnies.

«Il y a une loi fédérale qui a été adoptée l’an dernier pour que des circulaires virtuelles ne soient pas envoyées dans votre boite aux lettres électroniques sans votre consentement», a expliqué le citoyen.

Pour Charles Montpetit, «c’est une question de gros bon sens».

«On ne va pas laisser des déchets organiques sur les balcons de toute la population en leur disant : ''Ben voyons, vous avez juste à le mettre au recyclage''», a-t-il lancé.

Le citoyen montréalais compte recueillir 15 000 signatures manuscrites pour que la Ville de Montréal tienne obligatoirement une consultation publique sur la question.

Deux amendements seraient alors proposés à la Ville : que la distribution du Publisac soit transformée en abonnement et que les circulaires ne soient plus distribuées dans des sacs de plastique jetables.

C’est que si le contenu papier n’est pas séparé du sac de plastique, l’ensemble du Publisac n’est pas recyclable.

Selon le citoyen, «les Publisacs contribuent à la dégradation de l’environnement» et représentent pas moins de 500 tonnes de déchets chaque semaine à Montréal.

Le projet de Charles Montpetit a déjà été approuvé par de nombreux organismes comme Greenpeace, Équiterre et la Fondation Suzuki.

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