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Heures supplémentaires obligatoires

Des préposés aux bénéficiaires poursuivent leur employeur

Jonathan Roberge

 - TVA Nouvelles

Aux grands maux, les grands moyens. Les préposés aux bénéficiaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec lancent un grief collectif: une poursuite en dommage et intérêt contre leur propre employeur.

Leur message est identique depuis bientôt deux ans. Ils sont épuisés et en ont ras le bol des heures supplémentaires obligatoires.

«On estime que nos membres méritent réparation pour les dommages causés dans leur vie», a lancé Marie-Line Séguin, vice-présidente de la Mauricie à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN).

Le syndicat demande 5000 dollars par employé, ce qui totalise une coquette somme de 12 millions de dollars contre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ).

«J'ose espérer que ça va provoquer une réaction jusqu’à Québec... parce que le problème est criant partout. Je dois féliciter le syndicat d’ici qui a lancé cette démarche pour se faire entendre», a dit Jeff Begley de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN).

Le directeur des ressources humaines du CIUSSS-MCQ, Louis Brunelle, s'est dit à la fois surpris et déçu de cette action du syndicat. Il estime qu'encore une fois, c'est un message négatif qui sera véhiculé.

«On travaille extrêmement fort chaque jour pour retenir notre monde et aussi en attirer du nouveau. On est sur le point d'aller de l'avant avec des solutions qui vont nous démarquer comme employeur. Je ne peux pas en parler pour l’instant. Mais partout la main-d'œuvre est difficile à trouver et il faut savoir se démarquer», a-t-il indiqué, en rappelant que ce n’est pas l’argent qui est au cœur du problème.

Le cabinet de la nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, a refusé de commenter l'affaire qui pourrait faire boule de neige partout en province.

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