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Victime du monoxyde de carbone

«On perd un membre de la famille»

Charel Traversy | TVA Nouvelles

La douleur était vive à Shawinigan au lendemain de la mort d'un couple qui aurait fort possiblement été intoxiqué au monoxyde de carbone, des victimes collatérales des pannes d'électricité en Mauricie.

Les proches et amis de Rénald Dupont et de Linda Déziel sont ébranlés. Le choc est immense. Mario Dupont peine à croire au décès de son frère et de sa belle-sœur.

«Ce n'est vraiment pas facile! C'est une épreuve qu'il faut traverser... On n’a pas le choix. C'est la vie... On ne peut rien faire. On était très proches», a-t-il confié à TVA Nouvelles, jeudi.

«C'était un couple très fusionnel, ils s'aimaient! Ils se sont rencontrés six mois avant nous. Nous avons fait plein de choses ensemble! C'était l'amour», a ajouté la belle-soeur de M. Dupont, Chantale Bordeleau.

Linda Déziel aurait retrouvé son conjoint sans vie dans le garage vers 23h45, mardi soir. Elle aurait contacté les services d'urgence et aurait perdu connaissance au téléphone alors qu'elle était en communication avec le 911.

«Ils n'auraient pas survécu l'un sans l'autre. Et là, il y a une partie de nos cœurs qui sont partis avec eux», a conclu Mme Bordeleau.

Privé de courant pendant la tempête, le couple avait installé sa génératrice dans le garage. Il aurait invité une voisine, également privée de courant, à passer la nuit à leur résidence. Celle-ci aurait décliné l'offre.

Au IGA Extra à Shawinigan, c'est aussi la commotion. Rénald Dupont y travaillait comme directeur depuis 10 ans. Ses collègues perdent un ami.

«On perd un membre de la famille. C'était mon confident, mon bras droit. La veille on faisait des blagues dans le bureau et on se disait à quel point on s'aimait et qu'on aimait ça travailler ensemble. Ça me réconforte de savoir qu'on a eu le temps de se dire qu'on s'aimait!» a confié Séléna Baril, propriétaire du commerce.

«On a dit au personnel; d'habitude on est là pour vous, mais là on a besoin de vous autres! Moi j'ai perdu un ami, mon frère», a ajouté Claude Baril.

Du soutien psychologique a été offert aux employés du IGA Extra.

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