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Journée mondiale de lutte contre le sida

Une découverte faite à Trois-Rivières pourrait faire avancer la science

Charel Traversy | TVA Nouvelles

À l'aube de la Journée mondiale de lutte contre le sida, un groupe de chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a trouvé une molécule qui permet de comprendre pourquoi certaines personnes infectées résistent au virus du VIH.

Il pourrait s'agir d'un pas de plus vers la découverte d'un vaccin contre le VIH. «C'est une avancée importante, parce qu'on a isolé un élément fondamental qui permet de comprendre pourquoi certains patients sont naturellement résistants face à la progression de la maladie», a dit Lionel Berthoux, professeur et directeur du Laboratoire d'immunité antivirale de l'UQTR.

Quarante millions de personnes dans le monde sont infectées par le VIH, mais un faible pourcentage d'entre eux ont un système immunitaire très fort. Ils sont capables de se défendre plus longtemps contre le virus. Les contrôleurs élites, ceux qui résistent au VIH, représentent seulement 1% des personnes infectées par le virus.

«Chez ces patients, il n'y a pas de progression vers la maladie. Le niveau de virus reste très très bas, même après plusieurs années», a poursuivi Lionel Berthoux.

Les chercheurs à Trois-Rivières ont tenté de comprendre ce mécanisme de protection. «Nous avons trouvé une protéine dans les cellules de ces patients qui s'attaquent au virus lorsqu'il pénètre dans les cellules», a-t-il dit.

Cette protéine, c'est la Trim5alpha, découverte après quatre ans d'efforts.

«On en tire une belle fierté! C'est tellement de travail. C'est difficile de le réaliser au moment où cela a le plus d'impact», a enchaîné Natacha Mérindol, chercheuse au Laboratoire d'immunité antivirale de l'UQTR.

Dix-neuf patients ont participé à cette recherche, en collaboration avec une équipe du CHUM, à Montréal.

Cette découverte pourrait venir en aide aux patients qui ne répondent plus aux traitements.