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Club Illico

Plus d’enjeux sociaux dans «Like-Moi!»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

ALEXIS AUBIN/AGENCE QMI

La saynète «Je ne suis pas raciste», de «Like-Moi!», devenue virale sur le web l’an dernier, a donné le ton à une quatrième saison de la comédie qui sera plus engagée socialement que les précédentes, laisse présager l’auteur de la série humoristique, Marc Brunet.

Des thématiques comme l’environnement et la discrimination seront désormais davantage au cœur des différents sketchs, lesquels, auparavant, se concentraient presque uniquement sur les relations affectives des drôles de moineaux milléniaux de «Like-Moi!».

«C’est un univers qu’on n’avait pas encore exploré, et qui est très riche, indique le créateur en entrevue. Ça se renouvelle beaucoup. C’est un créneau dans lequel il y a souvent des gens excessifs, des contradictions. Quand on fait de l’humour, c’est ce qu’on recherche. Ça peut sembler très austère, comme sujets, mais c’est très inspirant.»

Nouveaux personnages

Les situations déjantées et répliques sans queue ni tête demeureront bien sûr l’essence de «Like-Moi!», qui accueillera de nouveaux personnages dans son quatrième chapitre.

Parmi eux, on rencontrera Maya (Katherine Levac) et Orion (Guillaume Lambert), le couple d’animateurs de «Cuisine zen du cœur et du corps», une émission de cuisine supposément zen. On verra Orion s’emmêler dans la prononciation des noms des ingrédients nécessaires aux recettes, et sa douce Maya s’emporter contre lui.

Guillaume Lambert se glissera aussi dans la peau de l’hôte d’une tribune télévisée écologique, «Envie-Ronnement». Mehdi Bousaidan, nouveau venu qui se joint à la troupe d’acteurs de «Like-Moi!» après le départ d’Adib Alkhalidey, personnifiera Mirage Bouchard, un danseur nu déguisé... en apiculteur.

Les nombreux admirateurs de Gaby Gravel (Florence Longpré) seront par ailleurs enchantés de renouer avec leur esthéticienne préférée. Rebecca-Sophie (Katherine Levac) et Jonathan, de «Je choisis Jonathan» seront également toujours là, «à la recherche de la fortune et de la gloire», ricane Marc Brunet.

Universel

Influencé par les 18-35 ans dans son écriture de «Like-Moi!», Marc Brunet, aussi «père» du «Cœur a ses raisons», des «Bobos» et de «3600 secondes d’extase», affirme ne pas appliquer de méthode particulière pour rendre à l’écran – et déformer un tantinet –la réalité de cette génération, qui n’est pas la sienne.

«C’est le travail d’un auteur d’inventer des personnages et, pour que ça soit bon, il faut que ça soit le plus près possible de la réalité. Je dois trouver le point commun entre ma génération et la leur. Les préoccupations sont les mêmes pour toutes les générations : être aimé et en sécurité, avoir des amis, de l’argent et un travail. Ce qui change, c’est le contexte, les éléments autour. Ce qui fait que "Like-Moi!" fonctionne avec un public plus large, je pense, c’est que les préoccupations sont universelles.»

Pour la première fois, les nouveaux épisodes de «Like-Moi!» seront disponibles sur Club illico pour visionnement en intégralité, quelque part à l’hiver 2019, avant d’être relayés plus tard par Télé-Québec. Club illico conservera en outre en banque les trois premières saisons, qui pourront être regardées en rafale.

Les impressions des comédiens sur «Like-Moi!»

Guillaume Lambert: «J’ai une nervosité à chaque tournage de "Like-Moi!". Il y a une recherche dans l’humour, on change rapidement et souvent de partenaires de jeu, les situations sont constamment réinventées; il n’y a jamais d’improvisation dans cette émission, il faut exécuter le scénario, trouver l’angle, le rythme, le ton. On est dans la rapidité et l’efficacité d’exécution.»

Karine Gonthier-Hyndman: « "Like-Moi!" a donné naissance à ma carrière. Je suis très reconnaissante de ce contrat, parce que ça m’a fait découvrir comme actrice auprès du public, des gens du milieu et de moi-même. Ça m’a donné les outils dont j’avais besoin pour attaquer d’autres rôles, dans "Les Simone" ou "Les invisibles", par exemple.»

Yannick de Martino: «Je trouve agréable qu’on m’ait fait confiance en tant que comédien. Souvent, dans le jeu, on apprend à ne pas avoir peur du ridicule. Je ne consomme pas beaucoup d’humour, mais j’ai fait beaucoup d’improvisation, et ça me manquait, un projet de groupe. C’est agréable de me retrouver dans des "sketchs", de mettre les autres en valeur, de jouer avec les tons.»