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Le défi de la Cantine pour tous

Utiliser les cuisines d’organismes communautaires pour accroître la production d’entreprises sociales : c’est le défi de la Cantine pour tous, une initiative en sécurité alimentaire qui a reçu 80 000 $ de Montréal pour l’aider à se déployer.

Les fonds accordés mardi pour une période de deux ans permettront de structurer le modèle de la Cantine pour augmenter son offre de service et lancer des projets-pilotes dans trois quartiers.

« C’est un projet intéressant parce que cela permet à des entreprises d’économie sociale de préparer des repas en ayant accès à des installations de cuisine d’organismes communautaires, qui ne sont pas utilisées à leur plein potentiel, dans le but d’optimiser les productions de ces entreprises », a expliqué le responsable du développement économique Robert Beaudry.

Ces groupes communautaires peuvent donc aller chercher un revenu supplémentaire tout en offrant des repas à faible coût en bon pour la santé. Des ententes peuvent être nouées par exemple avec des écoles, des garderies ou des résidences pour personnes âgées.

Habitations communautaires

La cantine pour tous, qui compte 18 organismes à but non lucratif qui œuvrent en sécurité alimentaire, a permis de nouer cet automne une entente entre une entreprise sociale en réinsertion socioprofessionnelle, et des habitations communautaires dans Rosemont.

Le Groupe Part, qui travaille à l’insertion de personnes ayant un trouble de santé mentale ou d’ordre psychosocial, a conclu un partenariat avec Loggia Le Pélican pour offrir le souper tous les soirs.

Il s’agit d’un OBNL de 200 habitations communautaires pour des personnes de 50 ans et plus qui compte une soixantaine de logements pour des gens avec des conditions de vie précaires, selon la directrice générale du Groupe Part Martine Thomas.

Le Pélican prête ses cuisines au Groupe Part, qui en échange offrent des montants plus réduits pour les repas. « Depuis qu’on est là, les gens nous disent que la nourriture est bonne, qu’il y a un bel équilibre, que c’est plus santé », a souligné Mme Thomas.

Jean Catus Jean Louis, qui est allé cuisiner dans les derniers mois au Pélican, est heureux de travailler pour le Groupe Part, alors qu’il avait de la difficulté à garder son emploi précédent. « Ça m’a aidé à comment garder un job dans le système », a-t-il expliqué.

Même son de cloche du côté de Pascal-Maurice Cahan, en formation comme aide-cuisinier depuis le mois de septembre, exilé avant au Brésil pendant 14 ans et qui manquait d’expérience sur le marché du travail québécois.

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