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Cannabis interdit dans les lieux publics

Plante craint de ne pas avoir assez d’effectifs policiers

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

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SARAH DAOUST-BRAUN/24 HEURES/AGENCE QMI

La mairesse de Montréal Valérie Plante est inquiète de ne pas avoir toutes les ressources policières nécessaires pour faire appliquer la loi du gouvernement Legault, qui prévoit interdire le cannabis dans tous les lieux publics.

Valérie Plante s’est demandé quel message elle allait envoyer à ses policiers, alors que Québec a déposé mercredi son projet de loi. Elle a soutenu avoir besoin de ressources et a souhaité se faire rassurer.

«Je n'ai pas les ressources nécessaires, je veux que mes policiers soient sur le terrain à faire le travail qui est le plus important, et ce n’est sûrement pas d’aller vérifier ce qu’une personne fume au coin de la rue.»

Aucun problème majeur n'a non plus été signalé à Montréal depuis la légalisation du cannabis, le 17 octobre dernier, selon Mme Plante.

Le chef de l’opposition Lionel Perez a indiqué qu’un équilibre devait être trouvé, mais que le cannabis devait tout de même être interdit dans les parcs. Il a rappelé que son parti avait toujours souhaité que le cannabis soit encadré comme l’alcool et non le tabac.

«Pour nous, on pense que ça va dans la direction que veut la population. Il y a des enjeux de santé publique, absolument, mais il y a aussi des enjeux de sécurité, de nuisance, de qualité de vie.»

Certains arrondissements, où l’opposition siège en majorité, encadrent déjà à divers degrés le cannabis dans les lieux publics.

Position «très ferme»

La mairesse s’est d’ailleurs dite «extrêmement déçue» des intentions du gouvernement Legault. Une position «très ferme» selon elle, qui va à l’encontre du principe d’autonomie des villes. Valérie Plante craint aussi que les jeunes se dirigent vers le crime organisé pour s'approvisionner, alors que le projet de loi prévoit de hausser l’âge légal de consommation à 21 ans. Il est actuellement de 18 ans.

Elle ne croit pas que l’approche est à privilégier dans une optique de réduction des méfaits, et du contrôle des lieux de vente et de la substance consommée. «Soixante pour cent des Montréalais sont locataires. Le message que les gens doivent comprendre, c’est que le cannabis est légal, mais que vous ne pouvez pas fumer chez vous et que vous ne pouvez pas fumer dans les lieux publics», a-t-elle dénoncé.

 

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