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Règles sur le cannabis

La CAQ dépose son projet de loi pour resserrer les règles sur le cannabis

Patrick Bellerose | Agence QMI

 - Agence QMI

Le gouvernement Legault a déposé mercredi un projet de loi qui fera du Québec la province où les règles entourant la vente de cannabis seront les plus sévères au Canada.

Tel que la CAQ l’avait promis en campagne électorale, le projet de loi piloté par le ministre Lionel Carmant prévoit de faire passer l’âge légal de consommation de 18 ans à 21 ans.

 

«Je veux envoyer un message très clair aux jeunes: c’est dangereux, la consommation de cannabis, a commenté le premier ministre François Legault. Ça peut amener des problèmes graves, comme la schizophrénie. Donc, svp, ne consommez pas. Et je veux être cohérent, donc c’est pour ça qu’on rend ça illégal.»

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Ailleurs au Canada, il est permis de consommer du cannabis dès l’âge de 19 ans, sauf en Alberta où l’âge légal est de 18 ans. Au Québec, le gouvernement Couillard avait fixé l’âge légal à 18 ans, afin d’harmoniser la loi avec celle sur la consommation d’alcool.

Difficile de griller un joint

Une fois le projet de loi adopté, il sera également interdit de fumer de la marijuana dans les lieux publics. Au moment de la légalisation, en octobre dernier, le précédent gouvernement libéral avait permis la consommation sur la voie publique afin de permettre aux Québécois qui vivent en logement ou en condo de consommer. En effet, les propriétaires peuvent interdire de fumer à l’intérieur de leur immeuble.

De plus, le projet de loi de la CAQ fait passer à 250 mètres la distance minimale entre une succursale de la SQDC et les cégeps et universités.

 

Une aubaine pour le crime organisé?

Le gouvernement Trudeau, qui a décrété la légalisation du cannabis d’un bout à l’autre du Canada, a déploré que Québec interdise aux jeunes de moins de 21 ans de s’approvisionner sur le marché légal.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a dit craindre que ces jeunes consommateurs se tournent vers le crime organisé. «Ça souligne quelques questions qu'un jeune de 18 ans, cette semaine, pourrait aller acheter du cannabis de façon légale, mais dans quelques mois devrait seulement aller l’acheter chez les Hells. Ce sont des questions auxquelles le gouvernement va devoir répondre, mais ils feront leur décision comme ils ont le droit de le faire.»

Son ministre de l’Innovation, François Philippe Champagne, a abondé dans le même sens, mais souligne qu’Ottawa favorise un «fédéralisme collaboratif».

Sensibilisation

Le Parti libéral du Québec craint également que les jeunes se tournent vers le marché noir pour s’approvisionner.

De plus, le porte-parole libéral en matière de santé publique, André Fortin, souligne que la mise en marché doit être accompagnée de campagnes de prévention, d’éducation et de prévention. «Malheureusement, le gouvernement n'a pas choisi dans sa mise à jour économique d'aller plus loin sur ces enjeux-là», dit-il.

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