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Unité de néonatalogie du CHU Sainte-Justine

Un mannequin robotisé pour sauver des bébés

TVA Nouvelles

Chaque année, plus de 1200 bébés naissants sont admis à l'unité de néonatalogie du CHU Sainte-Justine. Le personnel médical doit être à la fine pointe des soins à leur apporter et il reçoit une formation continue à cette fin.

D’ailleurs, depuis quelques semaines, les équipes médicales ont un nouveau patient afin d’accroître ses réflexes: un mannequin robotisé.

«C'est un mannequin, en fait, qui est haute fidélité, donc il est robotisé, si on veut, donc il respire tout seul, il devient rouge, quand on ausculte, on entend la respiration», décrit le Dr Ahmed Moussa, néonatalogiste au CHU Sainte-Justine.

Médecins, infirmières, inhalothérapeutes reproduisent systématiquement tous les gestes qui doivent être posés lorsqu’une situation très grave se présente. «On peut imaginer, par exemple, un bébé qui vient de naître et, à cause des complications de la naissance, qui se met en hémorragie», explique le Dr Moussa.

Les 65 lits de l'unité sont occupés par des bébés prématurés ou avec un état de santé précaire lors d'une naissance à terme. Tout peut se produire en quelques secondes. Tout ce que les équipes médicales acquièrent en situation de formation sert dans la réalité.

Une belle histoire à «J.E.»

À l'automne 2017, à l’émission «J.E.», on apprenait qu’un garçon né le 23 octobre 2017, Emryck, venait de subir une délicate intervention chirurgicale, après quelques semaines de vie. Ses parents savaient que les trois premières journées postopératoires étaient critiques.

Emryck risquait de mourir. L'équipe médicale a réussi néanmoins à le stabiliser. Il a passé 110 jours au CHU Sainte-Justine.

Emryck est maintenant âgé de 13 mois et sa mère ne pourra jamais assez remercier ceux et celles qui l'ont soigné. «Si ça n’avait pas été d'eux, je pense que mon fils ne serait pas là aujourd'hui. Il avait l'estomac remonté dans le thorax, il avait le coeur à droite, une partie des intestins était montée», relate Carolyn Surprenant.

Son garçon est encore un peu plus fragile que les autres enfants et a dû être hospitalisé à nouveau, le 8 mai dernier. «Mon fils a fait une bronchiolite et a attrapé para-influenza type 3», détaille-t-elle.

Mais depuis ce temps, tout va bien. Emryck et sa famille passeront leur premier Noël à la maison. «Ça va être le fun. On va faire notre premier sapin cette année, exprès pour lui.»

Ils doivent leur bonheur aux équipes de l'unité de néonatalogie du CHU Sainte-Justine, qui ne cessent de s'entraîner pour sauver des bébés comme Emryck.

-D’après un reportage d’Harold Gagné