/regional/quebec

Sommet du G7

Cinq manifestants réclament 15 000 $ chacun pour leur arrestation, qu'ils jugent abusive

  Nicolas Saillant | Agence QMI Nicolas Saillant Journal de Québec

ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

Cinq manifestants arrêtés à Québec pendant le Sommet du G7 ont déposé une poursuite à la Chambre des petites créances, réclamant chacun 15 000 $ pour leur arrestation, qu’ils jugent abusive.

Lors des manifestations en marge du G7 de Charlevoix, ce printemps, six personnes ont été arrêtées et principalement accusées de manifestation illégale. Bien que leur procès criminel soit prévu pour le mois de mars, au moins cinq d’entre elles contre-attaquent avec une poursuite de 15 000 $ à la Chambre des petites créances.

De ce groupe, Lynda Forgues, accusée d’attroupement illégal, de méfait et d'avoir gêné l’emploi d’un bien, ainsi que Marc-André Chapados, accusé d’avoir proféré des menaces, ont déposé une poursuite mercredi au palais de justice.

Dans sa poursuite, Lynda Forgues dit avoir été ciblée par les policiers dès le vendredi, lorsqu’elle se rendait au parc des Braves pour la marche jusqu’au centre-ville. «On a toutes vos photos», leur auraient crié les policiers dans une fourgonnette. La femme de 63 ans avait finalement été arrêtée le samedi matin, lorsque les policiers et les manifestants jouaient au chat et à la souris dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste.

Pas de lunettes

Arrêtée sur l’heure du midi, Mme Forgues aurait été privée de ses lunettes, elle qui voit difficilement, pendant de longues heures. Elle déplore également avoir été incarcérée jusqu’au lundi matin, alors que ce type d’arrestation «mène d’ordinaire à des promesses de comparaître».

La correctrice de français affirme que les accusations criminelles auxquelles elle fait face «sont injustifiées et outrancières», et qu’elles ont «un effet punitif et non un effet de protection de la société».

Pour sa part, Marc-André Chapados a été arrêté lors de la marche du vendredi, alors qu’il filmait des policiers. Au moment de son arrestation, un policier lui aurait demandé «s’il avait publié une photo sur le réseau social Twitter».

M. Chapados a été accusé de menace pour une «publication qui ne se voulait pas du tout une menace envers qui que ce soit», indique-t-il dans sa requête. Pour les mêmes motifs que Lynda Forgues, il réclame 15 000 $ au Service de police de la Ville de Québec et à la Ville de Québec.

Deux poursuites ont aussi été déposées au palais de justice de Montréal ainsi qu'au palais de justice de Thetford Mines, selon les manifestants.

Dans la même catégorie