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Les Mères Noël

Des cadeaux pour 430 enfants démunis

Nadia Lemieux | Agence QMI

 - Agence QMI

Amélie Tremblay, Mélissa Godin, Helene Lefebvre et Élodie Masbernard, des résidentes de Verdun et du Sud-Ouest, sont celles qui se cachent derrière les Mères Noël, un projet qui permet de jumeler des enfants démunis avec des citoyens qui souhaitent leur offrir des cadeaux pour Noël.

Nadia Lemieux | Agence QMI

Amélie Tremblay, Mélissa Godin, Helene Lefebvre et Élodie Masbernard, des résidentes de Verdun et du Sud-Ouest, sont celles qui se cachent derrière les Mères Noël, un projet qui permet de jumeler des enfants démunis avec des citoyens qui souhaitent leur offrir des cadeaux pour Noël.

Ce temps des fêtes, 430 enfants de familles démunies de Montréal se verront offrir le cadeau qu’ils désirent grâce à l’initiative de cinq résidentes de Verdun et du Sud-Ouest qui veulent faire une différence dans leur communauté.

Amélie Tremblay, Élodie Masbernard, Helene Lefebvre, Mélissa Godin et Jennifer Aubertin (absente sur la photo) n’habitent peut-être pas au Pôle Nord, mais le nom de Mères Noël leur va très bien.

Chaque novembre et décembre, depuis trois ans, elles passent de longues heures à gérer tout un réseau de « lutins et lutines » qui se sont porté volontaire pour offrir un cadeau de 20 à 30 $ à un enfant dans le besoin qui demeure dans le Sud-Ouest, à Verdun, à Lachine ou à LaSalle.

Les Mères Noël se chargent de jumeler chaque lutin à un enfant, de recevoir tous les présents emballés et d’en faire la distribution.

«On a la chance, quand on fait les livraisons, de voir l’impact, a expliqué Mélissa Godin. Faire les livraisons, c’est notre bonbon, même si c’est là qu’on donne le plus d’heures.»

Redonner

En 2016, Amélie Tremblay a constaté sur un groupe Facebook de mères du Sud-Ouest et des environs que certaines familles appréhendaient une période des fêtes difficile.

«Il y a des mamans qui disaient qu’avec le chauffage, les cadeaux, recevoir la famille et compagnie, c’était financièrement très difficile. D’un autre côté, il y avait toutes les mamans qui disaient ‘’mes enfants ont tellement de cadeaux, ça n’a pas de sens!’’», a-t-elle confié.

«Ça fait sept ans que je suis [à Verdun] et j’ai vu l’évolution, a ajouté Helene Lefebvre. Il y a des familles plus aisées qui viennent de plus en plus, donc c’est sûr, que tu notes la différence entre les deux réalités.»

Pour pallier ce problème, Mme Tremblay a décidé de fonder les Mères Noël. «C’était vital. Je me trouvais trop privilégiée pour ne pas redonner autour de moi.»

Le premier Noël, son initiative avait permis à 250 enfants démunis d’avoir un cadeau sous le sapin. «On pensait en donner 25!»

«C’est une belle occasion de montrer à mon fils qu’il y a des gens qui n’ont pas de cadeaux et que c’est important d’aider les autres», a ajouté Mélissa Godin.

Organisme

À compter de janvier, les Mères Noël commenceront à s’interroger sur la suite des choses. Il est possible qu’elles deviennent un organisme de charité à part entière pour pouvoir jumeler encore plus d’enfants dans le futur.

Elles aimeraient également pouvoir guider dans leurs démarches des femmes d’autres arrondissements ou villes qui souhaitent reproduire le concept dans leur communauté.