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Action collective contre un ancien prêtre pédophile

Les fabriques pourraient aussi être visées

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

L’action collective de 14 millions $ contre l'ancien prêtre pédophile Paul-André Harvey pourrait prendre de l'ampleur.

L'association des jeunes victimes de l'Église souhaite que le recours, déjà autorisé contre le Diocèse de Chicoutimi, vise aussi l'Évêque catholique de Chicoutimi, neuf fabriques du Saguenay-Lac-Saint-Jean de même que l'assurance mutuelle des fabriques du Québec.

Ce point a été débattu jeudi en Cour supérieure au palais de justice de Chicoutimi.  

L'ex-prêtre Paul-André Harvey est mort derrière les barreaux en mai dernier alors qu'il purgeait une peine de six ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement 39 jeunes filles. 

Aujourd'hui, l’action collective regroupe près d'une centaine de victimes alléguées de Paul-André Harvey. 

L'association des jeunes victimes de l'Église prétend que les fabriques étaient en quelque sorte complices des agissements de l'ancien prêtre. 

«Tout le monde était au courant, soutient l'une des victimes de Paul-André Harvey, Suzanne Tremblay. C'est sûr que de leur côté, ils veulent faire la preuve que l'abbé Harvey ne relevait pas d'eux. Mais le nombre de victimes s'agrandit alors c'est légitime de la part des victimes qui ont été abusées de faire partie de ce recours.»

L'avocate qui représente les fabriques soutient que les fabriques visées ne peuvent pas être poursuivies, puisqu'elles n'étaient pas constituées au moment des faits allégués. Paul-André Harvey était plutôt affecté à des fabriques qui ont été dissoutes depuis et qui ont été remplacées par la suite. 

Cette dernière a aussi tenté de démontrer que les fabriques n'avaient pas d'autorité sur Paul-André Harvey et que le fait que les gestes criminels allégués auraient été commis sur leur territoire ne justifie pas une poursuite envers elles.

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