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Service de transport adapté

Privée d’une rare sortie à cause d'un cafouillage

Élisa Cloutier | Le Journal de Québec

photo Stevens Leblanc

Une femme de 93 ans, atteinte d’Alzheimer et qui se déplace en fauteuil roulant, a été privée d’une de ses seules sorties de l’année, dimanche dernier, en raison d’un cafouillage au Service de transport adapté de la Capitale (STAC).

La famille de Jacqueline Laberge était fébrile dimanche dernier, alors qu’elle devait assister au spectacle Mario Pelchat et les prêtres, présenté au Centre Vidéotron en après-midi. Son cadeau de Noël en avance.

Mais par-dessus tout, Mme Laberge devait partager cette journée avec ses enfants et son mari, qu’elle ne voit que très rarement.

Mariés depuis 67 ans, Jacqueline Laberge et Raymond Mathieu sont forcés de vivre dans deux résidences, en raison de leurs différents problèmes de santé.

Cette journée qui devait être mémorable s’est malheureusement changée en cauchemar, lorsque le transport adapté que sa fille, Judith Mathieu, avait pris la peine de réserver trois jours à l’avance s’est présenté une demi-heure plus tôt que l’heure prévue, à 13h15.

Après avoir attendu quelques minutes, le chauffeur est reparti, sans Mme Laberge. «Lorsque je suis descendue, à 13h5, la réceptionniste m’a dit que le transport venait de quitter. J’étais sans connaissance», raconte Mme Mathieu, qui a encore du mal à se remettre de ces fâcheux événements.

«J’avais pourtant rappelé deux fois dans la journée de vendredi pour confirmer l’heure», déplore-t-elle.

Les yeux pleins d’eau

Après avoir tenté en vain de commander un autre transport à la STAC, même en appelant d’autres compagnies, Mme Mathieu n’a eu d’autre choix que de ramener sa mère à sa chambre.

«Ç’a été le plus dur. Je pleurais et ma mère était déçue. Elle avait les yeux pleins d’eau, elle ne comprenait pas et se sentait abandonnée. Elle m’a dit: “Ma fille, pourquoi tu ne m’emportes pas avec toi ?”», dit-elle, la voix nouée par l’émotion.

Toutes les compagnies de transport adapté exigent de réserver dans un délai de 24 heures.

Actuellement, certaines entreprises demandent même un délai de 72 heures, vu l’important achalandage, a constaté «Le Journal de Québec».

Pas de commentaire

Le RTC, qui gère le Service de transport adapté de la Capitale, n’a pas souhaité répondre aux questions du «Journal de Québec» concernant le cas de Mme Laberge, mercredi.

Dans un courriel laconique, le président Rémy Normand s’est contenté de dire que la famille pouvait s’adresser au service à la clientèle du STAC.

«Le RTC ne commente pas les cas individuels. Nous encourageons toujours les clients à contacter notre centre contact client s’ils estiment que le service reçu n’était pas adéquat, auquel cas nous assurons un suivi rapidement», a-t-il indiqué.

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