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Discovery Tour: Ancient Egypt

Un jeu d’Ubisoft pour connaître l’histoire

Simon Dessureault | Agence QMI

Des élèves de 1re secondaire de Terrebonne ont la chance d’être les premiers en Amérique à apprendre l’histoire de l’Égypte ancienne en jouant à un jeu vidéo d’Ubisoft.

Mathieu Beauséjour, enseignant du cours d’Univers social au collège Saint-Sacrement, a intégré le jeu Discovery Tour: Ancient Egypt au cours d’histoire de l’Égypte ancienne.

Un total de 334 élèves de 1re secondaire joueront à ce jeu durant six heures d’ici janvier.

Ils doivent lire des extraits de livres et répondre à un questionnaire sur la civilisation égyptienne.

Dans le jeu, les élèves sont un personnage, comme Ptolémée XIII ou Cléopâtre. Ils se promènent dans l’Égypte antique et doivent répondre à des questions.

Découvertes

L’atteinte de badges créés par M. Beauséjour pour montrer qu’ils ont appris la matière est la quête finale.

Les élèves doivent faire des arrêts à des stations d’informations sur l’histoire de l’Égypte pour trouver des réponses. Par exemple, il pourrait y avoir une station où on découvre l’existence des hiéroglyphes.

«Une version violente du jeu existe, mais il était très clair qu’on allait utiliser la version éducative qui est disponible en magasin, a expliqué M. Beauséjour lorsque «Le Journal de Montréal» a assisté à son cours, mardi. On est en mode exploration, mais des recherches disent que le jeu est un facteur de motivation pour les élèves.»

Charles Rémillard, 13 ans, trouve intéressant que le jeu «remplace» l’enseignant, en quelque sorte, parce que c’est plus visuel.

«Quand on apprend, on n’entend pas juste des paroles, on voit ce que l’on apprend», a raconté l’élève.

Ce projet pilote, qui fait l’objet d’un partenariat avec Ubisoft Montréal et d’un projet de recherche de l’Université de Montréal (UdeM), vise aussi à documenter les sciences de l’éducation face à l’usage du jeu vidéo.

Effets secondaires?

«On veut savoir à quelles conditions les enseignants peuvent utiliser les jeux vidéo, a expliqué Marc-André Éthier, professeur de didactique de l’histoire à l’UdeM. Il faut également tenir compte des effets secondaires possibles, comme la dépendance aux jeux vidéo.»

Des étudiants au doctorat ont d’ailleurs déjà commencé à interviewer et à filmer les élèves.

Historien chez Ubisoft Montréal, Maxime Durand explique pour sa part que ce jeu (lancé en février 2018) a notamment été créé pour servir dans les classes et pour que les gens s’intéressent à l’Égypte ancienne.

«Le projet de M. Beauséjour est tout à fait unique parce que chaque utilisateur a accès à un ordinateur et à une station de jeu», a souligné M. Durand.