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30 jours

Les professionnels de Loto-Québec votent à nouveau pour la grève

Agence QMI

GEN-STOCKQMI-LOTO-QUÉBEC

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

À quelques heures de la fin de leur grève déclenchée à la fin novembre, les professionnels de Loto-Québec ont donné un nouveau mandat de grève à leur exécutif, vendredi.

Leur grève de neuf jours entamée le 29 novembre doit prendre fin ce vendredi soir à 23 h 59. En après-midi, ils ont voté à 97 % pour un nouveau mandat de grève de 30 jours.

«Nous devons donner un avis de sept jours avant de commencer une nouvelle grève», a mentionné le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Richard Perron, au cours d’un entretien avec l’Agence QMI, ajoutant que les instances du syndicat décideront en début de semaine prochaine des modalités d’application de ce nouveau mandat de grève avant de soumettre un avis.

M. Perron a expliqué que différents scénarios seront examinés et qu’ils seront mis en branle aux moments jugés opportuns.

La grève de neuf jours avait été déclenchée à la fin novembre après le retrait par l’employeur de ses offres salariales. Le syndicat avait alors aussi déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi auprès Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite de ce qu’il a qualifié de «volte-face sans raison apparente de l’employeur».

Une deuxième plainte contre Loto-Québec a, depuis, été déposée au TAT par le syndicat concernant, cette fois, «l'ingérence de ses cadres qui sont intervenus auprès des membres du SPGQ pour leur faire accepter l'offre patronale et discréditer le SPGQ».

Les syndiqués de Loto-Québec membres du SPGQ, qui sont des experts dans différents domaines (technologies de l'information, communications, ventes et marketing, finances, approvisionnement et immobilier, juridique), sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2014.

Les parties se sont rencontrées en présence d’un médiateur au début de la semaine, mais l’initiative, qui avait été demandée par le gouvernement, n’a pas permis de rapprochement. Les négociations sont actuellement au point mort, a mentionné le président du SPGQ.

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