/news/currentevents

Capacités affaiblies

Opération VACCIN: une conductrice arrêtée à .27

Jean-François Racine | Journal de Québec

En pleine période des partys de bureau, les différents corps policiers ont érigé un barrage routier, jeudi soir, dans le cadre de l’Opération VACCIN, qui vise à prévenir la conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool ou les drogues.  

Le barrage a été érigé de 21 h à minuit près des différents accès au pont de Québec. Au total, 325 véhicules ont été vérifiés. Une femme âgée de 39 ans a été arrêtée pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool. À l’alcootest, cette dernière a fourni un échantillon d’haleine de 274 mg par 100 ml de sang, soit plus de trois fois la limite permise.  

Plus de 25 policiers du SPVQ ont participé à cet événement concerté dont des policiers-patrouilleurs, un agent-évaluateur et un maître de chien.  

Le message est clair d’ici le début de l’année 2019. Soyez prudents puisque les policiers seront très présents pour vérifier si vous avez trop bu ou si vous êtes sous l’effet du cannabis par exemple.  

L’Opération VACCIN (Vérification Accrue de la Capacité de Conduite – Intervention Nationale) vise à inciter les conducteurs à adopter des comportements responsables.  

Les policiers du SPVQ, du SPVL, de la SQ, de Contrôle routier Québec, de même de la police du Canadien National (CN) surveillaient étroitement les véhicules forcés de ralentir. Très tôt, un conducteur a dû subir l’alcooltest, mais il a pu repartir au volant de son véhicule.  

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les fameux 5 à 7 sont plus dangereux que les fins de soirées tardives.  

Des changements  

En matière d’alcool au volant, les policiers verront bientôt des modifications à leur travail.  

De nouvelles lois sur la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool entreront en vigueur le 18 décembre prochain. Les forces de l’ordre à travers le pays seront désormais autorisées à exiger d’un conducteur un échantillon d’haleine en bordure de la route.  

En vertu de la loi actuelle, les policiers doivent avoir des motifs raisonnables de soupçonner la présence d’alcool dans l’organisme d’un conducteur avant de mener tout test de dépistage.  

Les agents de police qui disposent sur place d'un appareil de détection approuvé pourront ainsi être en mesure de procéder à un test d’haleine de tout conducteur qu’il intercepte légalement.  

Dépistage obligatoire  

«Effectivement, ça nous donne quelques pouvoirs de plus. C’est un dépistage obligatoire. Les policiers pourront ordonner à un conducteur, sans motif raisonnable de soupçonner, de fournir un échantillon d’haleine pour vérifier sa sobriété. C’est l’un des avantages que nous donne actuellement le projet de loi C-46», explique le lieutenant Pierre Collin.  

Des contestations en vertu de la Charte pourraient cependant être déposées devant les tribunaux.  

Chaque année, les accidents liés aux facultés affaiblies par l’alcool causent en moyenne 160 décès.  

Des arrestations  

Malgré les avertissements et la présence de l’Opération Nez rouge, des incorrigibles se font intercepter. Les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC Lac St-Jean-Est ont arrêté hier trois conducteurs avec les capacités affaiblies par l’alcool.  

Un homme de 21 ans a soufflé près de trois fois la limite permise et deux autres plus du double.  

Ailleurs, la police de Lévis a traité pas moins de sept dossiers de conduite avec les capacités affaiblies en trois jours la fin de semaine dernière.