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Décorum à l'Assemblée

«Paradis devra réfléchir plus vite!»

TVA Nouvelles

Le «t-shirt» de Catherine Dorion ne créera pas de précédent à l’Assemblée nationale, mais le président François Paradis, devra prendre des décisions rapidement pour faire respecter le décorum.  

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C’est du moins ce que croit l’ancien président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau en entrevue avec Mario Dumont.  

«Il y a quelques lignes qui sont inscrites dans le décorum, où on parle d’avoir une tenue de ville correcte. Le responsable du décorum, c’est le président de l’Assemblée nationale. Alors tant que le président n’a pas tranché, la règle qui prévalait et qui prévaut encore tient toujours. Si le président décidait que le port du t-shirt est acceptable, il faudrait peut-être vivre avec cela.» 

Même si François Paradis a laissé la députée de Taschereau porter un t-shirt dans l’enceinte du Salon bleu, cela n’en fait pas une règle.  

 «Il a dit qu’il y réfléchirait, bien il va falloir qu’il y réfléchisse plus vite que plus tard. Quand ça va reprendre sur une base régulière, au début de 2019, le président devra avoir déjà quelque chose à proposer», croit-il.   

En sandales! 

Jean-Pierre Charbonneau admet s’être déjà présenté à l’Assemblée habillé en chemise à manches courtes, sans cravate ni veston, avec des sandales pour siéger. Cet accoutrement lui a valu quelques avertissements du président, auxquels il se sera finalement soumis.  

Il ne se dit pas contre l’idée d’un assouplissement des règles autour des vêtements. «On pourrait en arriver à permettre un col roulé au lieu d’une chemise et d’une cravate», donne-t-il à titre d’exemple.  

«La mode féminine est plus variée, mais il y a des limites, une camisole!... Je pense que là on ridiculise l’Assemblée nationale et on met tout l’accent sur son petit spectacle, plutôt que sur ce que l’on à dire», conclut-il.  

Il dit admirer la sortie de la députée ontarienne Amanda Simard, qui s’est fait remarquer pour ses idées et sa prise de position plutôt que pour son accoutrement. 

 

 

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