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Réduire les déchets

Des recettes pour une salle de bain écolo

Émélie Rivard-Boudreau | Agence QMI

Une famille de l’Abitibi fabrique maquillage, déodorant et mousse à raser afin de réduire la production de déchets qui émanent de la salle de bain.

Jolyane Morin l’admet, elle est revenue «aux trucs de grands-mères» pour venir à bout des déchets.

Elle achète en vrac ou fabrique elle-même presque tous ses produits nettoyants, de maquillage et d’hygiène personnelle. Lorsque l’option du vrac ou la fabrication n’est pas possible, l’enseignante de Val-d’Or troque ses anciens articles pour des produits ayant une moins grande empreinte écologique.

Le bicarbonate de soude, communément appelé «la petite vache» est au centre de plusieurs de ses recettes.

Jumelé avec le vinaigre, il se transforme en produit nettoyant pour pratiquement tous les coins de la maison.

Odeur de chocolat

Mélangé avec la fécule de maïs, l’huile de coco et la cire d’abeille, il a servi à la création d’un déodorant. Mais il a fallu plusieurs essais et erreurs pour trouver la bonne formule.

L’huile d’olive et la cire d’abeille suffisent aussi pour cuisiner des baumes à lèvres.

Le garde-manger sert à confectionner une cire épilatoire. Elle contient un caramel composé de sucre, d’eau, de miel et de jus de citron.

«Ça goûte vraiment bon», fait remarquer la fille de Jolyane Morin, Maélie Charbonneau.

«Les premières fois, je l’ai trop fait cuire. Alors ça a fait des bonbons», relate la mère.

Un mélange appétissant de fécule de maïs et de cacao servira aussi à la fois de poudre bronzante et de shampoing sec.

«Quand tu fais du sport, ça sent le chocolat», plaisante-t-elle.

En vrac

À côté du lavabo, deux pots Masson dotés d’une pompe servent de contenant pour le dentifrice.

«Il y en a à la menthe et il y a un autre à l’orange et à l’anis. Moi, une fois sur deux, je prends le bicarbonate de soude. L’hygiéniste dentaire m’a dit que ce n’était pas abrasif et que c’était soluble à l’eau, donc que ce n’était pas dangereux», souligne Mme Morin.

Comme aucune boutique à Val-d’Or ne vend le produit, elle l’achète dans une boutique zéro déchet, à Amos, à 70 km de chez elle.

Lorsqu’elle fait le voyage, elle en fait plusieurs pots de réserve et achète d’autres produits comme le shampoing et le revitalisant.