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Enquête sur des «full patchs»

Frappe chez les Hells Angels

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

Le nouveau local du chapitre des Hells Angels de Trois-Rivières a été la cible d’une perquisition par la Sûreté du Québec hier soir dans le cadre d’une enquête qui vise des membres en règle du club de motards. 

 Environ 60 policiers de l’Escouade nationale de répression contre le crime organisé (ENRCO) ainsi que le Groupe tactique d’intervention (GTI) et un maître-chien ont investi une propriété du rang Saint-André Sud-Ouest, dans un secteur reculé de Saint-Cuthbert, dans Lanaudière, où se trouve notamment une résidence et ce qui s’apparente à des bâtiments de ferme. 

 « Cette perquisition est menée en cours d’enquête et vise des membres en règle des Hells Angels. Pour ne pas nuire à celle-ci, aucun autre détail supplémentaire ne peut être divulgué », a indiqué le sergent Claude Denis, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). 

 Il précise que l’enquête des policiers tend à démontrer que l’endroit sert de lieu de rencontre aux motards. 

 Des «full patchs» sur place 

Selon nos informations, une douzaine de personnes se trouvaient sur place lors de la frappe de l’ENRCO, dont au moins trois « full patchs » : Alain Biron, Marcellin Morin et Yves Gagné. Pascal Facchino, un prospect du chapitre de Trois-Rivières, était aussi présent. Personne n’a été arrêté et aucune accusation n’est donc portée. 

Me Annie Lahaise, une avocate qui a déjà défendu des motards par le passé, était présente lors de l’intervention surprise des policiers, indiquent nos sources. 

Il pourrait s’agir de la première de plusieurs opérations du genre, car ce type de perquisitions est souvent suivi d’autres interventions policières. 

Nouveau véhicule 

Les policiers ont dû changer leurs façons de faire depuis l’arrêt Jordan, avec lequel la Cour suprême a réduit les délais judiciaires. 

La perquisition, qui vise un « lieu névralgique » pour les Hells, a aussi été l’occasion pour le GTI d’utiliser un nouveau camion de protection blindé pour la première fois. 

« Avec ce nouveau véhicule, la Sûreté du Québec vient hausser la barre dans sa lutte au crime organisé et dans son mandat de protection de la population », a soutenu le lieutenant Hugo Fournier, gestionnaire au service des communications avec les médias du corps policier. 

L’achat de ce nouveau véhicule, de fabrication québécoise, a été nécessaire puisque l’ancien arrivait en fin de vie.

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