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Surconsommation

Ils ne rêvent pas d’une grosse maison

Isabelle Tremblay

 - Agence QMI

Un jeune couple du Saguenay–Lac-Saint-Jean a opté pour un mode de vie où la simplicité volontaire prend tout son sens. La surconsommation et l’abondance de biens matériels ne font pas partie de leur réalité.

Nathaniel Ouimet, 24 ans, et Andréanne Robichaud, 22 ans, se contentent de l’essentiel. Ils résident dans une minimaison sur roues en pleine nature, à Saint-Nazaire, à une dizaine de minutes de Saguenay. Le couple a un seul véhicule.

Besoins essentiels

Ils auraient les moyens financiers de vivre dans une maison traditionnelle, mais le souci de l’environnement et la consommation responsable sont leurs valeurs fondamentales.

«C’est une philosophie qui consiste à utiliser seulement ce dont nous avons besoin dans le moment présent», témoigne M. Ouimet.

La minimaison du couple mesure 24 pieds de long par 8 pieds et demi de large. Composée à 90 % de matériaux québécois, l’habitation est dotée de deux mezzanines qui servent de chambre à coucher et de salon.

«La coquille de base de la maison pourra évoluer au fil des ans. Nous pourrions faire l’ajout d’annexes, par exemple», affirme Mme Robichaud.

Chaque espace est exploité à son plein potentiel. Tout ce qui entre dans la maison doit être pertinent et nécessaire. «Nous avons toujours vécu avec peu et c’est un mode de vie qui nous plaît», précisent les amoureux.

Évincés

Ils ont opté pour le Saguenay après avoir été évincés de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, dans la région de Québec. Leur présence était illégale sur le terrain du père de Mme Robichaud.

«Le seul endroit au Québec où il est légal d’habiter une minimaison sur roues, c’est ici à Saint-Nazaire. Les municipalités sont dans un flou juridique. En raison de la dimension des habitations et de la présence de roues, il devient difficile de distinguer s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire», affirment-ils.

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