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«Aimer c’est tout donner»

La nouvelle vie de Natasha St-Pier

Victor-Léon Cardinal | Agence QMI

Après plusieurs années d’absence, Natasha St-Pier revient au Québec nous présenter son album «Aimer c’est tout donner», sur lequel elle interprète des poèmes de la religieuse française sainte Thérèse de Lisieux, mis en musique. 

Jonglant entre son métier de chanteuse et sa nouvelle profession de professeure de yoga, l’artiste nous parle de son album et de sa nouvelle vie dans le sud-ouest de la France.

Vivant depuis près de 12 ans en France, Natasha St-Pier a découvert, en 2013, les textes de sainte Thérèse de Lisieux, décédée en 1897 à l’âge de 24 ans.

«On m’avait demandé, il y a cinq ans, de porter le projet de l’album "Thérèse, vivre d’amour", qui est sorti en France, mais pas ici. À l’époque, j’ignorais qui était sainte Thérèse de Lisieux. De fil en aiguille, j’ai beaucoup aimé cette expérience. Voilà pourquoi j’ai décidé de faire à nouveau appel aux frères Pouzin, qui avaient mis en chanson les poèmes du premier album, afin d’en faire un deuxième qui s’intitule "Aimer c’est tout donner".»

Natasha St-Pier déclare avoir découvert, dans les textes de la religieuse, une forme de spiritualité accessible à tous.

«Même si Thérèse est décédée il y a plus de 100 ans, ses textes restent très actuels. On y parle d’amour universel, de simplicité volontaire et de l’importance de vivre le moment présent. Pour l’instant, j’ignore si je vais poursuivre ma carrière en ne chantant que des textes religieux. Une chose est certaine, ça me plaît beaucoup. Je prévois revenir en février faire une tournée des églises du Québec, et peut-être du Nouveau-Brunswick, où je chanterai les chansons de mon dernier album ainsi que quelques-uns de mes succès. De plus, j’écris actuellement un livre sur le bien-être, qui devrait sortir à la fin 2019, et je commencerai bientôt à donner des conférences sur le bonheur.»

Du yoga au bord de l’eau

Exerçant son métier de chanteuse depuis plus de 20 ans, Natasha St-Pier a ajouté récemment une nouvelle corde à son arc.

«Je suis enseignante de yoga et j’ai ma propre école. Ça fait près de 15 ans que je fais du yoga et j’ai eu envie, dans les dernières années, d’approfondir ma pratique. J’enseigne désormais dans des retraites de yoga qui ont lieu ici et là. J’en ai d’ailleurs une à venir qui se déroulera au Québec.»

De plus, l’artiste vit à présent avec son époux, Grégory, dans le sud-ouest de la France, près de Biarritz. À noter que ce dernier, qui est un ex-militaire, travaille en ce moment sur un projet personnel à titre d’entrepreneur.

«J’ai grandi au bord de la mer, au Nouveau-Brunswick, et c’était important pour moi que mon fils grandisse, lui aussi, au bord de la mer. C’est beaucoup plus tranquille qu’à Paris. Par ailleurs, je retourne régulièrement à Bathurst, où vivent mes parents et mon frère. Je n’ai pas de maison là-bas. À long terme, Grégory et moi aimerions revenir vivre au Canada. Comme bien des expatriés, je m’imagine mal vieillir loin de chez nous. Même si j’ai trouvé mon bonheur ailleurs, mon pays reste mon pays.»

Un fils au cœur fragile

Mère de Bixente, âgé de trois ans, Natasha St-Pier admet avoir vécu des moments angoissants en 2015, lorsqu’elle a appris que son fils était atteint de malformations cardiaques.

«À l’âge de quatre mois, Bixente a été opéré à coeur ouvert et le chirurgien a pu réparer trois des quatre malformations qu’il avait. Il vit avec une tétralogie de Fallot faisant en sorte qu’il a un problème de valve au niveau de l’artère pulmonaire. Il y a 50 % de chances qu’il soit à nouveau opéré à l’adolescence pour se faire poser une valve en plastique. Il va très bien aujourd’hui et il fait du sport comme tous les enfants de son âge. Il entrera à l’école dès l’an prochain. Pour l’instant, Grégory et moi aimerions avoir un autre enfant, mais pas tout de suite», conclut-elle.

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