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Les provinces restent encore profondément divisées

Guillaume St-Pierre - Agence QMI

François Legault est sorti tout sourire de la réunion des premiers ministres provinciaux de Montréal en dépit d’avoir passé la journée à contrarier plusieurs de ses homologues avec ses positions anti-pipelines tranchées.

La scène avait de quoi amuser : François Legault, qui a passé les derniers mois à se défendre de ne pas parler assez d’environnement, est soudainement devenu l’écolo du groupe, l’instant d’une rencontre interprovinciale.

C’est que plusieurs provinces rêvent de relancer le projet d’oléoduc Énergie Est traversant le Québec pour aboutir au Nouveau-Brunswick.
Inquiétudes

Le premier ministre de cette province a d’ailleurs tenté de convaincre M. Legault du bien-fondé du projet, en vain. Blaine Higgs s’est d’ailleurs dit «inquiet» du refus catégorique de son homologue québécois.

«J’ai été très, très clair. Il n’y a aucune acceptabilité sociale au Québec pour avoir un oléoduc qui passerait sur son territoire», a affirmé le premier ministre québécois à l’issue de la rencontre.

François Legault a admis que le Québec, avec l’hydroélectricité, et l’Alberta, avec le pétrole, peinent à obtenir un prix juste pour leur ressource. M. Legault a toutefois noté une différence majeure : «Moi, c’est de l’énergie propre propre, eux, c’est sale», a-t-il laissé tomber.

Le plan de lutte aux changements climatiques de Québec, basé sur une bourse du carbone, a aussi reçu les louanges du premier ministre Justin Trudeau.

Ce dernier est en guerre ouverte contre quatre provinces, dont l’Ontario de Doug Ford, qui refusent catégoriquement le plan fédéral de tarification de la pollution.

«Je pense que c’est très clair que le premier ministre Ford et moi avons une différence d’opinions sur les changements climatiques», a dit M. Trudeau. Le représentant de l’Ontario brillait d’ailleurs par son absence lors de la conférence de presse de clôture.

Demandeurs d’asile

François Legault n’a pas mis de temps à se faire remarquer à la réunion des premiers ministres en exigeant 300 millions $ du fédéral pour gérer l’accueil des migrants depuis deux ans, soit deux fois plus que ce que lui offre Ottawa.

Selon lui, le fédéral doit contribuer puisqu’il est en grande partie responsable des coûts de la migration irrégulière.

Questionné à ce sujet, Justin Trudeau s’est refusé de «négocier en public», se disant toutefois ouvert aux demandes de Québec.

Le premier ministre Trudeau a aussi donné l’assurance d’une «pleine compensation» du fédéral pour les producteurs laitiers, premières victimes de la signature du nouvel ALENA.

François Legault est sorti tout sourire de la réunion des premiers ministres provinciaux de Montréal en dépit d’avoir passé la journée à contrarier plusieurs de ses homologues avec ses positions anti-pipelines tranchées.

La scène avait de quoi amuser : François Legault, qui a passé les derniers mois à se défendre de ne pas parler assez d’environnement, est soudainement devenu l’écolo du groupe, l’instant d’une rencontre interprovinciale.

C’est que plusieurs provinces rêvent de relancer le projet d’oléoduc Énergie Est traversant le Québec pour aboutir au Nouveau-Brunswick.

Inquiétudes

Le premier ministre de cette province a d’ailleurs tenté de convaincre M. Legault du bien-fondé du projet, en vain. Blaine Higgs s’est d’ailleurs dit «inquiet» du refus catégorique de son homologue québécois.

«J’ai été très, très clair. Il n’y a aucune acceptabilité sociale au Québec pour avoir un oléoduc qui passerait sur son territoire», a affirmé le premier ministre québécois à l’issue de la rencontre.

François Legault a admis que le Québec, avec l’hydroélectricité, et l’Alberta, avec le pétrole, peinent à obtenir un prix juste pour leur ressource. M. Legault a toutefois noté une différence majeure : «Moi, c’est de l’énergie propre propre, eux, c’est sale», a-t-il laissé tomber.

Le plan de lutte aux changements climatiques de Québec, basé sur une bourse du carbone, a aussi reçu les louanges du premier ministre Justin Trudeau.

Ce dernier est en guerre ouverte contre quatre provinces, dont l’Ontario de Doug Ford, qui refusent catégoriquement le plan fédéral de tarification de la pollution.

«Je pense que c’est très clair que le premier ministre Ford et moi avons une différence d’opinions sur les changements climatiques», a dit M. Trudeau. Le représentant de l’Ontario brillait d’ailleurs par son absence lors de la conférence de presse de clôture.

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