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«Politique de rupture»

Québec solidaire restera à gauche, promet GND

Charles Lecavalier | Agence QMI

Québec solidaire restera fidèle à ses racines et proposera un «agenda politique de rupture»: le parti de gauche n’a pas l’intention de se recentrer pour augmenter sa popularité, selon Gabriel Nadeau-Dubois.

«De penser que la prise du pouvoir d’un parti passe nécessairement par un recentrage, c’est une vieille manière de comprendre la politique», a lancé le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) samedi lors d’un point de presse en marge du Conseil national du parti.

«Ce à quoi on assiste à travers le monde, c’est l’émergence de mouvements politiques qui prennent, ou qui s‘approchent du pouvoir, parce qu’ils ont un agenda du changement assumé. [...] Cet agenda politique de rupture, c’est ce que Québec solidaire incarne au Québec», a dit M. Nadeau-Dubois.

Il cite en exemple les nouveaux travaillistes en Grande-Bretagne, Bernie Sanders aux États-Unis ou Podemos en Espagne, qui ont tous des «propositions de rupture».

Manon Massé a souligné de son côté que plusieurs personnes ont longtemps hésité avant de choisir entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et QS «car les gens étaient tannés des vieux partis». Lorsque le «vernis du changement de la CAQ aura fondu», QS sera prêt, a-t-elle ajouté.

Les militants du parti se sont réunis à Montréal pour faire le point sur la campagne électorale. Le parti a fait un bon formidable, ont-ils tonné. De 8000 membres en 2016, ils en comptent maintenant près de 25 000. Le budget de l’aile parlementaire de la formation maintenant reconnue officiellement à l’Assemblée nationale est passé de 281 000 $ à 1,7 million $ annuellement. Ils avaient trois élus montréalais, ils en ont maintenant 10 dans quatre régions.

Le parti s’est également vanté d’avoir reçu près de 1200 curriculum vitae pour la vingtaine de postes de recherchistes, d'attachés de presse et d'employés de soutien dont ils auront besoin au parlement. Les solidaires seront aussi plus présents dans les débats parlementaires: de trois questions par deux semaines et demie, ils ont maintenant droit à une ou deux questions par jour au Salon bleu.

«Avant, on était en réaction à ce que les autres partis proposaient. Maintenant, on s’inscrit à chaque jour dans l’actualité», a indiqué M. Nadeau-Dubois. Manon Massé estime de son côté que QS sera la «véritable opposition» alors que le PQ et les libéraux seront distraits par des courses à la direction.

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