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Bas-Saint-Laurent

Une famille de six prouve que des enfants, ce n’est pas polluant

Stéphanie Gendron

 - Agence QMI

COURTOISIE

Les quatre enfants d’une famille du Bas-Saint-Laurent font leur part pour la planète, en utilisant du papier de toilette lavable, en acceptant que leurs parents ne leur achètent pas trop de babioles et en fermant le robinet le plus possible.

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Ils n’auront pas d’enfants pour sauver la planète

Audrey Fortier respecte ceux qui n’ont pas d’enfants pour le bien de la planète, mais pense que le fait de mettre des citoyens responsables au monde est aussi un choix valable.

«De toute façon, faire des enfants, ce n’est pas toujours une décision logique et réfléchie, c’est le cœur qui parle», dit-elle.

Les six occupants de la maison, Cédric Bouillon, 40 ans, Audrey Fortier, 37 ans, ainsi que Jean-Christophe, 10 ans, Bastien, 8 ans, Arnaud, 4 ans, et Madelyne, 1 an, font tous leur part.

La petite porte des couches lavables et les autres s’essuient avec des bouts de tissus qui sont ensuite lavés. La famille achète usagé, répare ce qui est brisé et consomme très peu.

Véhicule

Leurs aliments sont cuisinés à la maison, comme le pain, le yogourt et la confiture.

Le couple possède une Hyundai Veracruz, un multisegment.

«On a vraiment envisagé de la vendre. Mais il faudrait un système de transport en commun plus efficace. Il y a un circuit d’autobus à Rimouski, mais pour se rendre au centre-ville, ça me prend cinq minutes en voiture et en autobus, c’est une heure», dit Mme Fortier.

Adepte de camping, la petite famille reste au Québec pour ses vacances afin de réduire son impact. Mais l’an dernier, elle est allée au Mexique pendant trois semaines en sac à dos avec les enfants, sans location de voiture. Le couple était plus ou moins à l’aise avec l’idée de prendre l’avion pour des raisons environnementales.

L’aîné de la famille, Jean-Christophe, a préparé des listes de gestes que sa famille peut faire pour améliorer le sort de la planète.

«Je n’ai pas envie de vivre dans un monde infernal», dit-il avec la candeur de ses 10 ans.

Au téléphone, il résume au «Journal» la liste qu’il a préparée pour «encourager sa mère» et aider la planète.

«Utiliser ses pattes»

Si l’on y retrouve les idées d’éviter le plastique, de fermer les robinets et de faire son propre savon, il ajoute aussi de «refuser les gogosses du McDo» et de «ne pas être paresseux et utiliser ses pattes».

«Au début, c’est sûr que c’est plus dur. Mais, à la longue, plus tu en fais, plus tu t’habitues. Le plus dur, c’est essayer d’avoir moins de choses», dit le garçon.

Sa mère souhaite apprendre aux enfants à réfléchir à des choses durables et utiles qu’ils aimeraient avoir ou des activités, plutôt que des jouets, dont ils se tanneront dans une semaine.

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