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Un robot-peintre pour contrer la pénurie

TVA Nouvelles

Qui aurait dit, il y a cinq ans à peine, que des robots intelligents seraient appelés à remplacer des peintres industriels? À Shawinigan, la compagnie Société Laurentide tente l'expérience.  

Même si les robots-peintres existent depuis longtemps, ils doivent être soigneusement calibrés et configurés pour chacune des pièces précises. Ce produit n’était donc pas forcément adéquat pour des entreprises qui ont des petits volumes de production. 

Le nouveau système intelligent présenté lundi matin à Shawinigan, conçu par la firme de Laval Omnirobotic en partenariat avec Société Laurentide, va analyser chacune des pièces et s’ajuster par lui-même. 

«Il y a 80% de l'industrie manufacturière qui fait des produits sur mesure ou par petits lots, souligne François Simard, cofondateur d’Omnirobotic. La demande est mondiale, la pénurie de main-d’œuvre est un enjeu mondial. On pense que cette technologie a sa pertinence pour plusieurs métiers, sur plusieurs pays ou régions géographiques, donc, on a le goût d'exploiter au meilleur cette niche-là.» 

Un peu plus de deux ans de recherche et de développement ont été nécessaires pour en arriver aux résultats d'aujourd'hui. 

Le capteur de l’appareil analyse la pièce et la machine effectuera ensuite un calcul pour voir s'il y a des cavités ou des endroits qui ne doivent pas être peints. Le robot se met ensuite en fonction. 

Des investisseurs privés ont allongé un peu plus d'un million de dollars pour développer cette technologique. Parmi ces investisseurs, on retrouve notamment l'homme d'affaires Alexandre Taillefer. 

«Le modèle d'affaires est un modèle semblable à celui de l'embauche d'un employé, indique-t-il. Le produit va être loué à l'heure et va être payé de la même façon que vous le feriez si vous aviez un employé. Ceci dit, l'employé ne se plaint pas beaucoup dans ce cas-ci. C'est clair que la question de la pénurie de main-d’œuvre au Québec, mais aussi un peu partout en Amérique du Nord, fait que ce genre de modèle est très intéressant.» 

Jusqu'à maintenant, deux entreprises ont commandé le produit pour un essai de 30 jours. Pourrait s'ensuivre, par la suite, une location à long terme ou encore un achat.  

Toutefois, impossible de savoir combien coûte le tout, puisque l’information a été gardée confidentielle lors de la démonstration de ce lundi.