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Le marché montréalais sera le plus vigoureux au pays, selon Royal LePage

Emmanuel Martinez | Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le marché immobilier de la région montréalaise devrait afficher une croissance plus forte que celles de toutes les autres grandes villes du pays, selon les prévisions de Royal LePage divulguées mardi.

Le prix médian des propriétés devrait augmenter de 3 % pour atteindre 421 306 $ dans la région qui comprend l’île de Montréal, Laval, la couronne nord et la Rive-Sud.

«Grâce à des hausses de prix saines prévues en 2019, nous nous attendons à ce que le marché immobilier dans la région du Grand Montréal surpasse les autres grands centres urbains du pays», a affirmé Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général chez Royal LePage pour le Québec, par communiqué.

Au niveau national, la hausse prévue en 2019 est de 1,2 % par rapport à cette année. Elle sera de 1,3 % pour la région du grand Toronto et de seulement 0,6 % pour Vancouver.

Niveau d’immigration

Pour expliquer la vigueur du marché de la région montréalaise, Royal LePage souligne la force de la croissance économique, un taux de chômage faible ainsi que le nouvel accord commercial signé avec les États-Unis et le Mexique.

Montréal profite aussi de prix plus faibles par rapport aux autres grandes villes canadiennes.

«Souvenons-nous que Montréal s’est gardée de participer à l’inflation rapide du prix des maisons observée à Vancouver et à Toronto cette décennie, et à Calgary durant la décennie précédente», a mentionné Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.

Par contre, la firme de courtage immobilier estime que le nombre de ventes et la hausse des prix seront moins marqués l’an prochain que cette année, surtout «si les niveaux d’immigration se voyaient réduits par une intervention gouvernementale», ce que propose le gouvernement de François Legault à Québec.

D’autres facteurs négatifs sont aussi en jeu.

«Tandis que les précédentes augmentations du taux d’intérêt par la Banque du Canada et les règles hypothécaires resserrées par le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada en 2018 ont épargné le marché immobilier de la province cette année, il se peut que nous commencions à en observer les répercussions en 2019 au moment où davantage de propriétaires renouvelleront leur prêt hypothécaire, a souligné Dominic St-Pierre. L’avantage est que cette situation devrait contribuer à stabiliser l’inventaire. Nous anticipons une hausse des ventes de 2 % dans la région du Grand Montréal.»

De manière générale, Toronto et Vancouver seront handicapés par la surchauffe immobilière de la dernière décennie, tandis que les villes en Alberta et en Saskatchewan souffriront en raison des difficultés du secteur pétrolier. Ottawa devrait tirer son épingle du jeu avec une augmentation de 2,5 % du prix médian l'an prochain.

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