/regional/saguenay

Une belle carte de visite pour trois entreprises de Saguenay

Jean Houle | TVA Nouvelles

Trois entreprises du Saguenay auront peut-être l'impression de déballer leur cadeau de Noël la semaine prochaine.

Ces entreprises, Hydrep et Canmec de Saguenay ainsi que Proco de Saint-Nazaire, ont toutes participé à la construction d'un pont-levis à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.

Les images des pièces conçues chez Canmec sont impressionnantes. Le contrepoids du pont-levis, par exemple, a été divisé en plusieurs parties pour être transporté de Saguenay à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Le contrepoids est une pièce de 600 000 livres qu'il fallait assembler sur place, sur le chantier», a expliqué à TVA Nouvelles le directeur des soumissions chez Canmec, Hugo Dionne.

Canmec a obtenu un contrat d'une dizaine de millions de dollars pour la fabrication de plusieurs composantes du pont. Le projet global de 126 millions $ a été lancé en 2017. En huit mois, 50 travailleurs de Canmec, des arrondissements de La Baie et de Chicoutimi, ont découvert un nouveau monde.

«Plusieurs pièces étaient de 100 pieds de long, avec un poids de 120 000, 150 000 livres, ce qui rendait la manutention plus difficile, a dit le directeur. On retrouvait aussi des pièces architecturales, sans fonction précise dans la mécanique du pont.»

La taille des composantes, justement, obligeait leur transport en pièces détachées. L'assemblage a dû se faire en novembre à l'aide de grues, sur le chantier même, près d'un centre-ville, et ce, dans des conditions hivernales.

«Les pièces sont immenses, mais le chantier est très petit, a dit Hugo Dionne. L'ancien pont est tout près, il y a des édifices de trois ou quatre étages plus loin.»

Le pont-levis, qui sera emprunté par 15 000 voitures par jour, sera testé la semaine prochaine. Mais pour Canmec, cette première expérience avec le ministère des Transports est un succès.

«Ils nous ont dit qu'ils ne voyaient pas qui d'autres au Québec aurait pu livrer de la sorte. Il y a d'autres entreprises d'usinage qui travaillent au volume, mais sur de telles pièces, c'est plus rare», a relaté M. Dionne.

«Pour nous, c'est vraiment une belle carte de visite, surtout que des ponts-levis, il ne s'en construit pas chaque année», a-t-il conclu.