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Série documentaire «Où es-tu?»: pour ne pas oublier les disparus

Yan Lauzon | Agence QMI

COURTOISIE / MOI ET CIE

Ils étaient âgés entre 18 mois et 34 ans au moment de leur disparition au Québec. L'enquête est toujours ouverte et les familles gardent espoir, mais les indices manquent pour trouver où ils sont. Sans compter que dans certains cas, le mystère remonte à plus de 30 ans déjà!

Avec «Où es-tu?», une série documentaire troublante portée par Marie-Claude Barrette et dont le premier épisode sera diffusé le 8 janvier à 22 h, la chaîne MOI ET CIE a décidé de donner une nouvelle voix à des parents et amis éplorés, mais qui n'ont pas baissé les bras.

Des émotions

Loin du sensationnalisme d'une production de fiction et de la froideur factuelle de certains reportages d'actualité, l'émission explore différentes avenues, toujours en priorisant le contact humain, ce qui est primordial pour Marie-Claude Barrette.

«La mission qu'on s'est donnée, c'est de regarder partout, a-t-elle détaillé lors du visionnement de presse du premier épisode, jeudi. Un 360 degrés sur chacun des cas de disparition pour savoir comment les recherches ont été faites, qu'est-ce qui s'est passé? Le téléspectateur devient actif, il se fait une opinion sur chacune des disparitions. Et je pense qu'il devient à son tour enquêteur, comme on l'a tous été.»

Dès le départ, la technique fonctionne à merveille. On est happé par l'histoire de Marilyn Bergeron qui, à 24 ans, au milieu du mois de février 2008, a quitté le domicile de ses parents à Québec sans explication. Suicide? Meurtre? Enlèvement? Esclavage sexuel? Les pistes n'ont pas entièrement été explorées.

À Montréal, Québec et même Los Angeles, les réponses ne viennent plus. L'accès au téléphone de la jeune femme est impossible à obtenir, tout comme la nature du secret qu'elle a confié à son psychologue les jours qui ont précédé le triste événement.

Ce n'est qu'un des cas poignants et vivants auxquels l'équipe d'«Où es-tu?» s'est intéressée.

Un souhait

Marie-Claude Barrette a précisé qu'aux États-Unis, il n'y a qu'une porte d'entrée pour amorcer la recherche d'une personne disparue. Au Québec, il y en a plusieurs. À l'instar de gens qu'elle a rencontrés, l'animatrice n'est pas convaincue qu'il s'agit de la bonne façon de procéder.

«Comme parent, sœur d'un disparu, peu importe, ce que je voudrais, c'est avoir l'impression que j'entre par la bonne porte et que ce sont toutes les meilleures affaires qui se trouvent derrière, que je suis tout de suite au sommet de toute forme de recherche.»

Elle caresse aussi le souhait que la série puisse permettre de faire avancer des dossiers qui traînent. Elle est convaincue que le téléphone sonnera. «On a espoir que suite à la diffusion des six épisodes, peut-être que quelqu'un se déliera la langue parce que c'est sûr que dans chacun des cas, quelqu'un sait quelque chose quelque part.»

Produite par Attraction Images en collaboration avec Québecor Contenu, «Où es-tu?» comprend six épisodes en format d'une heure.