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Des caméras portatives pour contrer le profilage?

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Une semaine après le dépôt d’une action collective contre le SPVM en lien avec le profilage racial allégué, l’affaire a rebondi à l’hôtel de ville de Montréal. La question de doter les policiers de caméras portatives est plus pertinente que jamais, estime l’opposition officielle. 

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Rappelons que le projet pilote des caméras portatives SPVM a débuté en mai 2016 avec leur utilisation par une trentaine de policiers et s’est terminé en avril 2017. Le rapport du projet pilote doit être rendu public en 2019 et sera ensuite étudié par la Commission de la sécurité publique.  

Ces caméras pourraient contribuer à rendre le contexte autour des interventions policières plus transparentes, estime le conseiller municipal de l’opposition, Abdelhaq Sari. 

«La transparence vient en partie et un des outils qui pourraient vraiment aider pour ça, ce serait les caméras portatives», estime le conseiller. 

Il ajoute que lorsqu’il a posé la question, la responsable du dossier lui a répondu qu’il s’agissait d’un «projet coûteux», mais qu’il sera étudié.  

«Je pense que ça doit être étudié dans un ensemble. Le profilage racial comme problématique au Service de police de la Ville de Montréal [...] et on doit travailler au niveau de la transparence», ajoute M. Sari.  

Rappelons que ce sont 4M$ qui sont réclamés par la Ligue des Noirs du Québec au SPVM, soit 8000 $ par citoyen envers des agents qui auraient causé des préjudices à des citoyens.  

Le demandeur, Alexandre Lamontagne, un agent de sécurité à Montréal, dit avoir subi du profilage racial, en août 2017.   

Alors qu'il n'avait commis aucune infraction criminelle ni violation à quelque règle de droit, il affirme que des policiers s'en sont pris brutalement, vicieusement et illégalement à sa personne. Pourtant, M. Lamontagne dit qu'il n'opposait aucune résistance.