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Ils mettent au point une machine pour retirer les résidus de plastique sur les plages

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles

Des étudiants en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke ont mis au point une machine devant servir à lutter contre la pollution due aux résidus de plastique qui se retrouvent sur les plages.

Huit millions de tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans les océans faisant en sorte que des petits morceaux se retrouvent mélangés au sable des plages qui deviennent presque impossibles à nettoyer.

Le nouvel appareil Hoola One mis au point par 12 finissants de l’UdeS arrive donc à effectuer la tâche très difficile de retirer du sable le microplastique qui s'y retrouve et qui peut intoxiquer les oiseaux ou animaux marins.

Samuel Duval est un des concepteurs de la machine. Il raconte d'où est venue l'idée de se lancer dans un tel projet.

«On a fait quelques recherches et on a réalisé qu'il n'y avait aucune méthode efficace pour ramasser ces particules-là dans le monde, donc on s'est dit: "On va l'inventer"!» a expliqué Samuel Duval, un des concepteurs de la machine.

Deux ans et des centaines d'heures de travail plus tard, c'est mission accomplie! La machine aspire le mélange de sable et de petits morceaux de plastiques, ajoute de l'eau au tout, fait flotter le plastique pour ensuite retirer le plastique avant de renvoyer dans la nature l'eau ainsi que le sable.

L'avantage de l'appareil, c'est que pour le plastique qu'il arrive à retirer, il faudrait le travail de 150 bénévoles.

Bien que le projet scolaire soit terminé, la machine ne restera pas sur les bancs d'école. Dès janvier, elle prendra la direction d'Hawaï. Les étudiants se sont associés avec l'organisme Hawaii Wildlife Fund qui fait le nettoyage de la plage Kamilo sur la côte sud-est de l'île d'Hawaï.

Vingt tonnes de déchets dont 90% sont du plastique aboutissent sur cette plage chaque année. C'est d'ailleurs la situation de cette plage-là qui a inspiré le projet.

«C'est une des plages qui est réputée pour être une des plus polluées au monde et une des plus difficiles à ramasser aussi, donc on s'est dit si on peut ramasser celle-là, on pourra ramasser n'importe quelle plage au monde», a souligné Alexandre Savard, un autre des finissants en génie mécanique qui a réalisé le projet.

La conception de la machine a nécessité un investissement de 75 000$. Les nouveaux ingénieurs songent maintenant à la commercialiser. Ils ont d'ailleurs remporté un concours qui leur permettra d'aller présenter leur appareil à San Francisco.