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Plus de signalements pour SOS violence conjugale

Axel Marchand-Lamothe | Journal de Montréal

femme triste contre un mur

mariesacha - stock.adobe.com

Les drames conjugaux comme ceux qui ont récemment coûté la vie à Christine St-Onge ou Laurie-Anne Grenier apportent une recrudescence de signalements aux organismes qui viennent en aide aux femmes violentées.

« Les victimes de violence conjugale vont se reconnaître dans certains aspects de l’histoire ou reconnaître certains comportements », mentionne Claudine Thibaudeau, de SOS violence conjugale.  

Elle constate que la médiatisation des événements, même s’ils sont tragiques et malheureux, encourage les femmes, prises dans des relations malsaines, à demander de l’aide.  

Rupture 

Les meurtres de Mme St-Onge, tuée par son copain au Mexique, et de Mme Grenier seraient survenus après quelques mois seulement de fréquentation avec un nouveau conjoint.  

Mme Thibaudeau note que des changements comportementaux comme refuser des sorties ou un malaise à prendre des appels téléphoniques doivent servir de sonnette d’alarme en début de relation pour l’entourage. Elle rappelle également que l’escalade de violence physique et psychologique atteint souvent son paroxysme lors d’une rupture ou peu après.  

La semaine dernière, l’organisme a publié une « liste de Noël » pour exposer certaines conduites relevant de la manipulation d’un conjoint contrôlant, tant destinée aux proches qu’aux victimes.  

« Faire valider l’achat de chaque cadeau pour éviter qu’il critique mes dépenses » ou encore « ne pas mettre ma robe rouge parce qu’il la trouve trop voyante » sont des exemples diffusés sur les réseaux sociaux.  

♦ SOS violence conjugale est joignable en tout temps, même à Noël et au jour de l’An, au 1 800 363-9010.

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