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Registre des armes: Geneviève Guilbault mise sur la méthode douce

Geneviève Lajoie | Agence QMI

La ministre Geneviève Guilbault mise pour l’instant sur la méthode douce pour convaincre les chasseurs d’enregistrer leurs armes à feu au registre. 

«Il y a des amendes qui sont prévues, oui, pour les personnes qui n’auront pas rempli leurs obligations, mais, vous savez, avant la partie répression, moi, je préfère miser sur la partie prévention», a-t-elle affirmé lundi, en marge d’une conférence de presse à Québec. 

Le Parti québécois réclame des assouplissements au registre des armes longues pour le rendre plus acceptable aux yeux des amateurs de chasse. 

Les propriétaires de carabines et de fusils de chasse non restreints ont jusqu’au 29 janvier prochain pour les enregistrer, sans quoi une amende pouvant atteindre 5000 $ est prévue. Toutefois, en raison d’un boycott de certains chasseurs, seulement 273 762 armes ont été immatriculées jusqu’à maintenant sur un total estimé de 1,6 million. 

La ministre de la Sécurité publique interpelle ses collègues de l’Assemblée nationale, même les élus caquistes qui ont jadis voté contre le registre, pour sensibiliser leurs électeurs à l’importance d’enregistrer leurs armes avant la date butoir. Geneviève Guilbault croit que la période des fêtes peut s’avérer un moment plus propice. 

«Il reste un gros mois et demi parce que les gens, entre autres, vont être en vacances de Noël. Pendant ce temps, ils auront peut-être un petit peu plus de temps libre, un petit plus de temps à l’ordinateur. Les gens en famille, entre eux, vont peut-être aussi se le rappeler dans des "partys" de famille. Je préfère miser là-dessus et je suis confiante que les gens vont se conformer à la loi», a-t-elle insisté. 

Rappelons que huit députés ont voté contre la création du registre québécois des armes longues en 2016, dont sept élus de la CAQ. Six d’entre eux sont toujours en politique, dont les ministres Éric Caire et André Lamontagne. 

Pas céder à la pression 

La députée libérale Christine St-Pierre demande à la ministre Guilbault de ne pas céder aux pressions provenant de son propre caucus et de maintenir le cap. «Elle doit montrer qu’en tant que femme, elle croit au registre», a-t-elle dit. 

La députée d’Acadie rappelle à la ministre de la Sécurité publique que les associations de policiers réclament ce service d’immatriculation des armes d’épaule. «Ça peut diminuer le nombre de suicides, ç'a été prouvé. En terme de violence conjugale, quand il y a une arme dans la maison, ça peut menacer, traumatiser, ça peut tuer, a-t-elle renchéri. [Les propriétaires d’armes], on ne dit pas que ce sont des criminels, mais on leur dit "prenez vos responsabilités, sauvez des vies"». 

Mme St-Pierre demande au gouvernement de «mettre le paquet» pour sensibiliser les citoyens d’ici au 29 janvier. «Après ça, on verra s’il faut donner un mois ou deux (de plus)».

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