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«C’est géré n’importe comment»

Le Fonds vert, un outil extraordinaire à revoir

TVA Nouvelles

À l’entrée du conseil des ministres, mercredi, François Legault disait du Fonds vert qu’il était «géré n’importe comment». 

Un spécialiste des énergies vertes fait le point. 

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«Le Fonds vert est un outil extraordinaire pour le Québec afin de nous aider à réduire nos émissions de gaz à effets de serre, tout en accélérant la transition pour une économie verte», explique Denis Leclerc, président d'Écotech Québec, qui oeuvre dans le domaine des énergies propres.   

Par ailleurs, l’expert se dit d’accord avec François Legault à savoir qu’il faut «remettre de l’ordre là-dedans».  

Sur 185 mesures impliquées dans le Fonds vert, seulement 17 d’entre elles seraient vraiment efficaces.   

«185 mesures provenant de 15 ministères et organismes, déjà j’ai un petit frisson dans le dos en raison de la complexité de la gestion», nous dit l’expert.  

Piste de solution  

Pour Denis Leclerc, il est impératif de tracer une ligne directrice claire pour le Fonds vert et de se concentrer sur les éléments qui auront un réel impact environnemental, ce que pourrait faire un éventuel «secrétariat à l'économie verte», dont il suggère la création. 

«Le contexte actuel au Québec est propice à des changements, mais il faudra de l’audace,» souligne-t-il.