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L’accessibilité à la propriété se détériore

Agence QMI

GEN-MAISON-VENDRE

PATRICE BERNIER/AGENCE QMI

L’accessibilité à la propriété s’est détériorée au Canada, en particulier à Montréal, au cours du troisième trimestre de 2018.

Selon un rapport de la RBC, diffusé vendredi, le recul a fait régresser l’accessibilité à des niveaux jamais vus depuis le début des années 90.

À l’échelle canadienne, la RBC estime qu’une famille moyenne doit consacrer 53,9 % de ses revenus pour acheter une habitation, soit 1,5 point de pourcentage de plus que lors de la même période l’année dernière. À Montréal, le taux atteint 42,5 % et dans la ville de Québec, 33,7 %.

«(À Montréal) les reventes sont en voie de battre un nouveau record, tandis que la hausse des prix s’est avérée substantielle à tous les niveaux», note la RBC.

«Des problèmes d’accessibilité commencent à surgir (à Montréal). Au troisième trimestre, (le taux d’accessibilité) s’est élevé à 42,5 %, soit un niveau inégalé en dix ans.»

L’accessibilité s’est détériorée de 1 point de pourcentage à Montréal en un seul trimestre, soit entre juillet et septembre 2018, ce qui le plus fort recul enregistré dans les principaux marchés du Canada.

Il faut revenir au début des années 90 pour connaître un état du marché pire que celui-là. À cette époque, la proportion nécessaire du revenu moyen d’une famille à l’achat d’une propriétaire avait frôlé 60 %.

Dans la grande région de Montréal, le coût moyen d’une maison unifamiliale atteint 415 900 $, en hausse de 6,1 % par rapport à la même période l’année dernière, et 339 000 $ dans le cas d’un appartement en copropriété (hausse de 7 % par rapport à 2018).

Cependant, la situation montréalaise est bien loin des excès de Vancouver ou de Toronto. Ainsi, dans la région de Vancouver, le prix moyen d’une unifamiliale s’élève à 1,6 million $ et à Toronto il a atteint 1 million $.