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Combattre l’obésité chez les enfants

TVA Nouvelles

Pas toujours facile pour les familles d’enfants souffrant d’obésité de trouver les ressources adéquates pour traiter les problèmes de santé liés au poids.

Marilou fait partie des chanceux qui ont réussi à trouver de l’aide dans la dernière année.

La fillette avait pris beaucoup de poids dans les dernières années.

«Marilou faisait de l'apnée. Elle avait de la misère à respirer, à bouger», explique sa mère Mélissa Falardeau.

Ne sachant plus quoi faire, ses parents ont consulté leur médecin de famille qui les a référés en mars à Montréal à la clinique 180 de la pédiatre Julie St-Pierre.

«Il faut le dire, quoique ça choque les gens, Marilou souffrait d'obésité morbide», fait savoir la docteure St-Pierre. 

«Mais en moins d’un an, elle a perdu plus de 20 livres et a grandi.»

À la clinique, elle est suivie de près, ce qui est un «plus» selon sa mère.

«C'est très important d'accompagner les gens de façon intensive, mais graduelle, avec des équipes multidisciplinaires. Nutritionnistes, infirmières, travailleurs sociaux ou psychologues, parce qu'on peut manger nos émotions aussi», détaille la pédiatre.

Près de 15% des enfants sont obèses

Au Québec, la prévalence de l'obésité a doublé depuis 25 ans et atteindra 21% de la population en 2030.

«On a 10 à 15% des enfants qui souffrent d'obésité et on a jusqu'à 30% des jeunes qui souffrent d'embonpoint au Québec», précise Julie St-Pierre. 

«Après Noël, nous allons présenter un enfant qui souffre de la maladie du foie gras, d'obésité morbide, qui a un diabète de type 2, des problèmes de cholestérol et tout ça à six ans seulement.» 

La Dre St-Pierre se bat depuis deux ans pour que le ministère de la Santé finance des cliniques comme la sienne. 

Sa maison de santé ne fonctionne que trois jours par semaine avec l'aide de donateurs. 

Deux cents familles sont suivies, mais une centaine d'autres attendent encore.

«L'obésité, c'est une maladie honteuse. Un médecin sur deux juge que son patient manque de volonté. Il y a un manque d'éducation. Il y a des limites qui sont toujours présentes et qui empêchent le financement», conclut-elle.

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