/finance/homepage

Les hauts et les bas de Bombardier en 2018

TVA Nouvelles

En 2018, l'action de Bombardier a piqué du nez, 5000 travailleurs ont perdu leur emploi, le tout malgré les milliards de dollars en aide des gouvernements. Bilan d'une année difficile pour la multinationale québécoise.

L’année s'amorce avec une victoire pour Bombardier. L'avionneur remporte sa bataille contre Boeing. La Commission américaine du commerce invalide les lourdes taxes appliquées par les États-Unis sur les avions CSeries.

Désormais propriété d'Airbus, le programme développé par Bombardier change de nom en juillet. La CSeries devient le A220. Un premier appareil est livré aux États-Unis au transporteur Delta.

Cet été, en Bourse, le titre de Bombardier se négocie à 5,58 dollars. La confiance des investisseurs apparaît au sommet.

«On a les meilleurs produits au monde. On a probablement la flotte de trains la plus moderne», déclare alors le PDG de Bombardier Alain Bellemare.

Mais le vent se lève sur les marchés financiers. L'action perdra 70 % de sa valeur entre juillet et novembre. Que s'est-il passé? La multinationale a raté ses cibles financières, elle accumule les retards de livraison de train et sa dette dépasse les 9 milliards de dollars.

Début novembre, Bombardier licencie 5000 employés à travers le monde, dont 2500 au Québec. Un mois plus tard, à New York, dans une entrevue exclusive à TVA Nouvelles, le grand patron tentera de se faire rassurant.

«Les annonces qui ont été faites nous permettent de vraiment continuer à positionner Bombardier pour le futur de la bonne façon et de sécuriser des dizaines de milliers d'emplois», laisse-t-il entendre.

Pendant ce temps, Bombardier échappe un contrat d'un milliard de dollars de VIA Rail, plutôt accordé à l'entreprise allemande Siemens.

Le gouvernement fédéral refuse d'intervenir en faveur de l'usine de La Pocatière. «J'en reviens pas de voir monsieur Garneau baisser les bras», déclarera le premier ministre du Québec François Legault, déçu de la décision d’Ottawa.

Québec n'écarte d’ailleurs pas la possibilité d'aider financièrement Bombardier.

«On est ouvert pour investir», avait laissé savoir le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon.

En 2019, les défis s'annoncent importants : livrer une quinzaine de jets d'affaires Global 7500, l'avion de l'avenir pour l'avionneur québécois, trouver de nouveaux débouchés pour le CRJ alors que plus de 1000 emplois sont en jeu à Mirabel, respecter ses échéanciers dans la division ferroviaire et, surtout, regagner une confiance avec les marchés, les investisseurs et le public.

Dans la même catégorie